Schrek François Pignon 16 janvier 2019 14:20

« nous devons recréer une constitution civilisée dotée de contre pouvoirs efficaces   »

Le Royaume-Uni que vous évoquez n’a même pas besoin d’une « constitution » à proprement parler pour faire fonctionner dans un royaume qui n’est pas une monarchie un système parlementaire dans lequel les citoyens s’y retrouvent mieux que dans notre république sans pour autant qu’il s’agisse d’un « démocratie » idéale, puisque c’est la City et le monde du business qui tirent les ficelles

Les règles auxquelles obéissent les institutions au Royaume-Uni ne sont pas codifiées, mais issues de la loi, de la jurisprudence et d’usages admis.

Les premières règles établies remontent au Moyen Âge et le Royaume-Uni est aujourd’hui l’un des deux seuls États occidentaux à être resté fidèle à une « constitution » largement coutumière. Parmi ces règles coutumières : le droit de dissolution de la chambre des communes par le premier ministre, ou la démission de l’ensemble du cabinet lorsque sa politique est remise en cause par les chambres, qui ne figurent dans aucun texte.

Ces deux règles existent aussi en France dans la constitution de la Vème république et elles ont été utilisées pour sortir de plusieurs « crises ».

Le recours à l’une ou l’autre ou aux deux permettrait de sortir du bourbier actuel, mais aboutirait à une nouvelle cohabitation alors que la conjonction présidentielles/législatives rendues possible par le remplacement d’un septennat par un quinquennat était destiné à écarter le risque de ce genre de difficulté pour le président-monarque.

Le point le plus important dans la sixième république sera de rendre au premier ministre sa fonction d’exécutif (fonctionnement de l’état)et au président celle de représentation de la nation (et non pas de l’état).


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