jack mandon jack mandon 28 mars 2019 20:48

@Gollum

Très bonne la citation de Hegel. Cela me donnerait envie de lire. J’imagine que ce doit être un sacré pavé.

600 pages et plus...dense, abyssal, dantesque.

Vision organique à laquelle je souscris et qui demande d’avoir une vue d’ensemble, donc d’intégrer le temps pour pouvoir jauger convenablement les choses.

Et justement l’histoire prend racine et développe ses méandres de lumières et d’ombres, de vrai et de faux. Jung a pompé chez Hegel, il en a fait une bande dessinée ludique dans la dialectique du moi et de l’inconscient, ça aide pour accrocher Hegel. A ce propos Jung se disait un peu indisposé par Hegel.

Vision plus orientale qu’occidentale où ce dernier juge dans un cadre étroit, spatiale ment, et temporellement aussi. Le scientisme ressort de cette vision étroite tout comme le moralisme.

L’émergence culturelle de la Grèce archaïque est anatolienne, creuset magique médo-persan, babylonien. La plupart des penseurs matinaux ont fui la Turquie souvent dérangés par les mouvements du géant perse, pour se réfugier principalement dans le Sud de l’Italie. Comme tu le sais, ce sont des régions très riches en architectures et sculptures archaïques, doriennes et ioniennes. Héraclite (l’homme qui pleurait) est l’exception. Il s’accrocha à Delphes malgré les destructions nombreuses par le feu qu’infligeaient les perses. Son livre majeur qu’il avait confié au temple d’Artémis fût brûlé. Les fragments dont nous disposons nous rassure, il connaissait la duplication.

Et comme tu le sais je privilégie les auteurs qui sapent profondément ces façons de voir : Spinoza, Nietzsche, etc.

Oui moi aussi

La croix des éléments est la meilleure approche de pensée dialectique. Dire qu’elle se trouve chez Aristote

Empédocle l’a inspiré lui qui clamait impunément que les seuls vrais dieux étaient le feu, la terre, l’air et l’eau...ce qui lui valut peut être un plongeon sans retour dans la bouche de l’Etna. La légende rapporte que l’on trouva l’une de ses sandales d’airain à proximité de la gueule du géant.

alors que sa logique est plutôt binaire (à moins que ce ne soit qu’une mauvaise lecture d’Aristote). Dans la logique dialectique des éléments chaque élément ne tire pas seulement son symbolisme, et sa signification, de lui-même, mais de sa confrontation dialectique avec le pôle complémentaire comme avec les autres pôles avec lesquels il est en relation. Bref, il s’agit d’un tout et ce tout divisé en 4 ne doit pas faire oublier qu’il s’agit d’un tout.

Oui c’est un auto-mouvement, une interaction permanente entre les composants actifs qui donne vie au tout de l’être qui fait le vrai. Néanmoins mes longues années de graphologie me parlent d’une certaine constance d’expression graphique qui tend à affirmer qu’une identité de l’âme ne varie pas profondément. Tu évoquais Nietzsche, le bipolaire, son intuition était particulièrement active et son humour très stimulant. Chez Hegel en revanche, la pensée introvertie, dense, profonde et par conséquent originale est labyrinthique et puissante.

Avec, bien évidemment, des circulations d’énergie, entre les différents pôles de ce tout. Notamment il y a potentialisation de l’intuition quand la sensation s’actualise et inversement selon la logique de Lupasco.

Très intéressant. La fonction inférieure est redoutable car elle se love dans l’inconscient, le moi arbore alors une relative dominante quand la fonction dite inférieure occupe l’Hadès à la manière de Perséphone. C’est un aspect de la dialectique jungienne du moi et de l’inconscient. Il semble ici que le dialogue est ouvert et interminable.

Ce qui traduit en langage courant veut dire que : Quand nous sommes bien assis sur cette terre, en mode sensation, et dégustation, nous n’avons plus d’inquiétude métaphysique vis-à-vis de l’autre monde, et inversement quand nous sommes obsédés par l’autre côté des choses nous devenons inadaptés pour les choses triviales d’ici bas. D’où le fait que les grands athées sont souvent signes de terre (Marx, Lénine, Freud) et les métaphysiciens de signes d’eau (Hugo, Abellio, Guénon).

Il me semble que Marx, qui d’ailleurs s’inspira beaucoup de Hegel est assez concerné par Poséidon, Le vocable en grec nous parle du feu de la terre et des mouvements terribles des océans. Neptune à la manière romaine occulte, il me semble, le caractère apocalyptique et métamorphique de tous les éléments naturels déchaînés. Rien ne sera plus pareil après Marx et cela dans la forme radicale, même si les capitalismes d’état russes et chinois ont inquiété cinq décennies avec leurs copies mensongères. Marx est l’ombre de Jésus, c’est à dire un Jésus en creux, une empreinte identique au modèle. Ils forment un tout, le tout de l’être, le vrai. Tous les deux nous parlent de Gaïa. Les perspectives se croisent et se vivent en miroir. Le matriarcat de la communauté de l’être. Maria de magdala pour Jésus, Jenny pour Karl, qui fut la colonne vertébrale de son oeuvre. Ombres et lumières pivotantes, complémentarités vitales.

Bon, bref, il n’y a pas de hasard et tout est logique, profondément, ici bas.

Merci de ton intervention.


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