Pascal L 21 avril 10:40

@Galilée
Si Jésus n’avait pas existé, alors nous pouvons douter de l’existence de la totalité des personnages de l’antiquité. Nous disposons tout de même des récits de Flavius Josèphe, Pline le Jeune, Tacite et Suetone qui n’étaient pas des Chrétiens. De plus, nous pouvons voir la trace de l’enseignement de Jésus dans toute la littérature de l’époque. Plus aucun texte religieux ne pouvait alors exister sans une annonce de salut, déformée et humanisée sans doute, mais cette idée est bien apparue à cette époque.
Les Evangiles sont les documents de l’antiquité qui disposent de la meilleur fiabilité. Nous disposons de plus de 24000 manuscrits ou fragments de manuscrits des Evangiles de la tradition des apôtres écrits entre le premier et le XVème siècle. 5674 manuscrits en grec, environ 10000 en latin et près de 9300 dans toutes les autres langues de la Méditerranée. Aucun texte de l’antiquité n’est aussi bien attesté que ceux du nouveau testament. A titre de comparaison l’Iliade est le document suivant le plus copié : 643 exemplaires dans la même période. Viennent ensuite Sophocles (193), Tacite (20), César (10). Enfin les exemplaire de la Bible dont nous disposons ont été écrit 30 à 60 ans après la rédaction des originaux. Pour l’Iliade, c’est 500 ans, Pline le Jeune, c’est 750 ans, Sophocles, c’est 1400 ans...
Les différences entre les différents manuscrits des Evangiles ont été analysés : 400000 différence, mais la quasi-totalité sont des erreurs de copistes. Une vingtaine pose des problèmes et une seule différence est une modification de dogme (dans Luc 22). Lisez l’évangile des Témoins de Jéhovah, elle y est.
Les Evangiles ont également été analysés sur la qualité du contexte qui est décrit. Luc et Jean se révèlent d’excellent historiens, car tous les détails du contexte s’avèrent exacts (personnages historiques, événements, lieux...).
Enfin une étude a été menée sur la probabilité des noms au premier siècle et les personnages des Evangiles suivent bien la répartition statistique connue pour le premier siècle. On ne peut en dire autant pour les évangiles apocryphes.

Il n’est pas possible de démontrer que Jésus est fils de Dieu, mais il est difficile de douter de la fiabilité du témoignage des Evangiles. Il ne reste plus que notre propre subjectivité pour douter...


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