Christian Labrune Christian Labrune 21 mars 21:53

C’est là une idéologie terroriste méprisable qui n’est pas moins insidieuse et déviée que l’idéologie de Daech et Al-Qaïda, fondée sur la haine, le racisme et le rejet de l’autre.

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Là-dessus, je suis tout à fait d’accord. Il n’y a vraiment aucune différence entre ce salopard et les massacreurs des Yézidis et des chrétiens d’Orient du côté de Raqqa.

Il y a quand même une ambiguïté fâcheuse dans cet article, c’est la confusion entre ce qu’on nomme « islamophobie » et l’exécution d’un tel crime.

L’islam, c’est une idéologie, c’est un texte, et un texte qui, dans plusieurs sourates, est à peu près aussi criminogène et détestable que Mein Kampf  : les mécréants, les juifs, les idolâtres, les mauvais musulmans, ce n’est que du gibier à abattre pour la plus grande gloire d’Allah.

Sans doute, la plupart des religions, dans leur enfance, ont suscité des fanatismes et des meurtres. On n’aurait donc pas songé à faire grief en France à un musulman, il y a quarante ans, d’aller entendre dans une mosquée des vieux textes qu’ils comprenait probablement assez mal et qu’il ne lui serait jamais venu à l’idée de mettre en pratique.

Les exactions islamiques de ces dernières années nous ont fait découvrir avec horreur que pour un certain nombre d’excités, il ne suffisait pas de proclamer qu’Allah est grand, mais que c’était beaucoup mieux si en prononçant la phrase rituelle on enfonçait un couteau de cuisine entre les omoplates d’un kâfir. Dès lors, avoir peur de l’islam et développer une « phobie », devenir donc « islamophobe », c’est bien la chose du monde la plus naturelle et la plus explicable, mais la haine de l’islam, c’est-à-dire d’une idéologie, n’est évidemment pas la haine des pauvres bougres nés musulmans qui pourraient dire, comme la Zaïre de Voltaire, chrétienne tombée dès l’enfance aux mains de pirates barbaresques et élevée en terre d’Islam :

« J’eusse été près du Gange, esclave des faux dieux,

Chrétienne dans Paris, musulmane en ce lieu »

Dans notre société française héritière d’une philosophie des Lumières qui a beaucoup réfléchi sur les guerres de religion atroces du XVIe siècle, nous haïssons le fanatisme, mais si nous le haïssons, ce n’est pas pour devenir nous-mêmes ce que nous abhorrons le plus, à la manière de cet abominable connard de Nouvelle-Zélande.

La guerre contre le fanatisme s’impose partout plus que jamais. Ce n’est pas avec des kalachnikovs qu’on en viendra à bout, mais par l’éducation des jeunes générations. Malheureusement, à voir ce qui se passe un peu partout, cette guerre-là, qui est celle des idées, et qui ne tue personne, n’a pas encore vraiment commencé.


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