Étirév 8 avril 15:47

La Science de Vénus
La Grande Déesse Vénus, qui vint rétablir la Vérité après le déluge de Ram, le déluge du péché (en flamand Sond-vliet), fut considérée comme une Némésis vengeresse, et ce n’est que dans le Mystère qu’elle put rétablir l’enseignement de la Vérité.
C’est de ce grand cataclysme moral que la symbolique a fait un déluge universel, quand on a tout caché sous des allégories.
Ce soulèvement est devenu une grande inondation parce que, dans le symbolisme antique, on représentait l’Esprit de Vérité par le feu qui brille, par la torche qui éclaire, et l’erreur qui est son contraire par l’eau qui éteint le feu.
Les Déesses cherchèrent donc à cacher leurs Ecritures pendant que les Femmes se réfugiaient sur les Hauts Lieux, émergeant ainsi de l’abîme, c’est-à-dire des plaines laissées aux hommes, où, dit la légende, ils se noyèrent, c’est-à-dire où ils perdirent la Vérité, se noyant dans l’erreur.
La Femme émergeant de l’eau, surnageant à l’erreur que l’eau représente, se trouve dans toutes les mythologies.
Aphrodite/Vénus, qu’on fait naître de l’écume de la mer, était dite Anadyomène, « l’Emergeante ». Elle flottait sur une conque marine.
Aux Indes, Vishnou est appelée Djalaçaya (qui repose sur l’eau) ou Çankhabhrit (qui porte la conque). Elle est aussi surnommée Nârâyana ; on la montre dans une nacelle sur un fleuve, c’est une Déesse flottante.
On la représente aussi montée sur un animal figuratif du flux, pour se sauver des eaux.
C’est parce que la Femme divine émerge de l’eau du déluge, que tous ceux qui depuis ont prétendu apporter la vérité ont été représentés comme « sauvés des eaux » : tels sont Romulus, Cyrus, Œdipe. Le panier d’osier de Moïse, c’est la corbeille de roseaux dans laquelle le jeune Horus flotte au milieu des fleurs de lotus.
Un des surnoms de Vénus est Uranie, parce que c’est elle qui fonde l’astronomie, c’est-à-dire qui fait une science bien ordonnée de la connaissance des lois du ciel et des mouvements des astres.
Rappelons que chez les Grecs, la puissance cosmique était appelée Ouranos, d’où Uranie ; son nom vient de Varouna, un des noms hindous donnés à la même puissance et dont la racine var signifie couvrir.
Elle étudie la nature et les effets de l’année solaire, elle partage la révolution annuelle du soleil en différentes sections ou saisons ; puis elle règle les mois d’après le cours de la lune.
L’étude des couches terrestres lui a fait comprendre que notre monde a été créé en six temps, six fécondations solaires différentes dont les prêtres ignorants feront six jours.
Son enseignement nous apprenait que tout ce qui se passe sur la terre à une cause cosmique, que tout dépend de l’action des astres, et que c’est dans les profondeurs de l’océan céleste qu’il faut aller chercher la cause de la plus légère brise qui souffle autour de nous : la terre y est étrangère.
Livres de Femmes, Livres de Vérités


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