perlseb 19 avril 12:41

Où est l’espoir dans le cas présent ?

Que des ouvriers soient heureux de devenir patrons ?

Si j’ai bien compris, ils sont tous actuellement actionnaires à part relativement égales.

Si l’entreprise marche, certains revendront leur part (par exemple lors de leur départ à la retraite) et ne va-t-on pas assister à la naissance d’une banale entreprise ?

Au contraire, si cette entreprise ne marche pas, et que le dépôt de bilan devient obligatoire, ils seront peut-être dans une situation pire qu’avec Unilever (ils ne pourront pas se verser d’indemnités et leur capital aura été annulé).

En somme, tout le monde veut être calife à la place du calife, et c’est pour cela que le capitalisme a de beaux jours devant lui. Les gens ne critiquent pas le système injuste, ils veulent juste en profiter. Et ce n’est pas porteur d’espoir, malheureusement.

C’est à la monnaie et à la propriété (rentes injustes) qu’il faut s’attaquer. Compter sur le fait qu’une affaire collective marche pour pouvoir travailler et être à la rue dans le cas contraire est complètement idiot, en fin de compte. On doit travailler en fonction de la demande, et si quelque chose est moins demandé, on réaffecte les personnes à ce qui est plus demandé, ou on travaille moins si la demande globale baisse. C’est absolument évident : sans la segmentation par les entreprises, la sécurité par le partage et la réaffectation immédiate serait automatique. Il faudrait quand même penser à avantager les plus mobiles.


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