JC_Lavau JC_Lavau 21 avril 19:08

La tragédie de l’Ukraine, ruinée par ses dirigeants, redémontre que les cas où l’on puisse se passer d’une direction sont rarissimes. Il y a eu l’orchestre I musici qui jouait sans chef, ce qui ne démontre pas qu’ils n’avaient pas développé un système de direction, moins apparent.

A la mer non plus, ou en expédition en milieu dangereux, une direction incompétente, ça ne pardonne pas. Le capitaine de La Méduse était une nullité, ivrogne en plus.

Nicholas Montsarrat a loué les traditions de la Navy à former ses officiers, l’évaluant au fait que quand arrivait une promotion, on était pratiquement prêt à assumer ces nouvelles responsabilités.

Ici en France, nous avons de sérieuses questions à nous poser : nos systèmes de sélection et formation des dirigeants politiques sont gravement défaillants. Du temps que mon père exerçait et les étudiait, c’était en principe le rôle des partis.

Or Georges Bidault, Henri Queuille et Guy Mollet sont de sombres démonstrations que ça ne marchait pas. En 2007, nous en eûmes encore une sombre démonstration : au soir du premier tour, nous ne pouvions plus choisir qu’entre deux avocats, respectivement un voyou et une folle.

Avocat à Louviers puis maire de Louviers d’un côté, militaire et écrivain fils d’un historien d’autre part, Pierre Mendès-France et Charles de Gaulle eurent des parcours atypiques. Eux disposaient d’un persécuteur moral interne exigeant, et d’une soif de l’action efficace.

Et on fait comment, pour sélectionner et former des dirigeants de valeur ? Je n’en sais toujours rien ; et rien n’indique que quiconque en sache beaucoup plus. Je sais seulement qu’il faut se défier des égocentriques.


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