skirlet 22 avril 13:13

Une très bonne analyse, à laquelle je veux juste ajouter mes cinq kopeïek smiley

J’ai presque assisté aux débuts de l’ukrainisation de l’enseignement apparus avant l’effondrement de l’URSS. À l’époque j’enseignais dans une école de médecine (медучилище) dans le Donbass, le bruit a couru qu’on allait bientôt devoir enseigner en ukrainien… sans manuels. C’était assez plausible, surtout avec une directrice adjointe venant de l’Ukraine de l’Ouest. Les enseignants étaient quelque peu paniqués, moi y compris smiley Je connaissais l’ukrainien un peu moins bien que le russe, mais ayant fait toute ma scolarité, y compris universitaire, en russe, j’avais quelques difficultés avec les termes scientifiques. La tendance s’est confirmée par la suite, vu l’historique de l’ukrainien dans le Donbass…

Le dialecte de l’Ouest n’est pas tellement inintelligible – je suis allée à Lvov et je n’ai pas éprouvé de problèmes avec la compréhension.

Sans être allée dans toutes républiques soviétiques, je confirme que leur niveau de vie était supérieur à celui de la Russie. J’ai pu le constater en Géorgie par moi-même, et par les témoignages de mon père qui se déplaçait dans plusieurs coins dans le cadre de son travail. D’ailleurs, l’Ukraine était peut-être la plus riche de point de vue industriel, mais les revenus des Géorgiens étaient plusieurs fois supérieurs aux revenus des Ukrainiens…

J’ajoute que l’enseignement dans l’Ukraine soviétique était (statistiquement parlant, et en excluant les universités « prestigieuses ») meilleur qu’en Russie : davantage d’examens, exigences plus élevées. Ma cousine du même âge vivait en Russie smiley

Gaspiller de telles richesses – il fallait le faire, mais, comme on dit, ломать не строить, душа не болит.

De l’autre côté, ces « parent 1 » et « parent 2 » en France m’agacent depuis leur adoption. Je les ai toujours barrés pour remplacer par les mots « père » et « mère ». Je n’ai rien contre les homosexuels – dans les sens que je ne les considère pas comme « exterminables » ou citoyens avec les moindres droits, mais je refuse qu’une minorité impose sa vision du monde à la majorité.

L’entretien a été fait avant le second tour des élections, et aujourd’hui les médias français soulignent lourdement que le nouveau président est comédien et novice en politique smiley


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