skirlet 22 avril 16:21

@Guy19550
J’ai parlé uniquement du point de vue linguistique : l’ukrainien de l’ouest n’est pas opaque pour quelqu’un qui maîtrise l’ukrainien « littéraire » et qui est régulièrement en contact avec le sourjik, ce mélange parlé par plusieurs membres de ma famille. Mais en ce qui concerne la place des langues et dialectes dans les régions et le pays tout entier, c’est une autre chose. À mon époque, l’ukrainien était une matière scolaire dans les écoles où l’enseignement était en russe. Les parents avaient la possibilité d’exonérer leur enfant de l’ukrainien, à la place il aurait davantage d’heures du russe. En pratique, ce droit s’exerçait rarement (la flemme de faire les démarches, et puis la connaissance d’une langue peut servir). Je précise que très rapidement, les leçons de l’ukrainien se faisaient entièrement dans cette langue, et même les pires cancres pouvaient lire les textes non adaptés, y compris littéraires, suivre les émissions, les films, parler couramment etc. Par contre, le plus souvent c’est le russe qui était utilisé dans les conversations. il n’était pas rare d’entendre un interlocuteur parler ukrainien et l’autre lui répondre en russe.

Mais en général l’Est n’était pas sur la même longueur d’onde avec l’Ouest, et la question linguistique y avait son importance. Tant que l’ukrainien restait une matière scolaire, ça allait, mais dès qu’il a commencé d’être imposé dans l’enseignement et dans la vie quotidienne, les réactions sont devenues bien plus vives...

Je ne connais pas bien la situation en Belgique (sauf quelques clichés les plus connus) et je n’ai pas d’avis.


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