Christian Labrune Christian Labrune 15 mai 13:26

on acheve bien les purs sang madame . avez vous conscience de la cruaute que vous lui imposez

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@LOOK MUM NO GEEK.

On achève bien les chevaux, c’est vrai, quand on n’en peut plus rien tirer. Beaucoup ont acheté un toutou pour amuser les enfants par ses folies de jeune chien un peu fou sans même penser qu’un jour il deviendrait vieux, malade, ne bougeant plus guère que pour aller de sont écuelle au coin où il a l’habitude de pisser. C’est triste à voir, cette métamorphose qui, pour les chiens, se sera faite en une quinzaine d’années. A la première alerte un peu grave qui fait craindre des infirmités pénibles pour la famille, on préfère le faire « piquer ».
A l’âge que j’ai, mon espérance de vie est à peine celle d’un chat. J’ai partagé mon existence avec beaucoup de ces charmantes crétures, j’aimerais bien en avoir un, mais si je claque, qu’est-ce qu’il deviendra ? Je préfère donc n’en plus avoir parce qu’un chat, pour moi ou une perruche, a toujours été, en quelque manière, une personne, et pas une bête.
Ce que proposent un certain nombre de connards dans des associations criminelles, c’est d’aligner la condition de l’homme sur celle des animaux, laquelle n’est guère enviable. C’est de « mourir dans la dignité’, exactement comme un vieux chien sur la table du vétérinaire.
Vous la voyez où, la »dignité« , dans cette procédure expéditive ?
Il va y avoir de plus en plus de vieillards à tuer. Ce serait absurde de faire ça dans les hôpitaux. Les affections nosocomiales n’étant pas à redouter, il est inutile en pareil cas d’utiliser des seringues aseptisées, ni d’avoir recours à des infirmiers formés au respect des procédures médicales. On pourra embaucher à peu près n’importe qui pour tuer les vieux, sur simple lettre de motivation. Le métier de tueur des abattoirs humains, ce sera peut-être un moyen de faire s’inverser un jour la »courbe du chômage" ?


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