Julien S 14 mai 12:07

Un jour j’ai été assez odieux pour faire une victime féminine. 

C’était dans une réunion professionnelle. Une femme dénonçait la féminisation insuffisante de notre profession et prônait des mesures « volontaristes » pour y remédier. J’ai demandé lesquelles, mais n’ai eu qu’un silence hautain pour réponse. J’ai alors déclaré que j’allais répondre à sa place, et que ce qu’elle voulait, c’étaient probablement des points supplémentaires pour les femmes au concours d’admission, au seul motif qu’elles étaient des femmes. Toujours pas de réponse à part un regard méprisant. A part cela, le tout à voix normale dans les canons de la courtoisie.

A la sortie, j’ai pu voir de loin cette forte femme changer opportunément de registre pour gémir alentour qu’après avoir subi l’affront qu’elle avait subi, elle allait sans doute devoir solliciter une autre affectation. 

Etre une victime, c’est le pied !


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