J.MAY MAIBORODA 29 mai 2019 11:06

@bob de lyon

1. Les nostalgiques de l’Algérie française et les thuriféraires de la colonisation s’indignent volontiers de l’attitude de certains Algériens qui, refusant tout enfermement en amnésie, exigent repentance à défaut d’expiation. 
L’antagonisme des souvenirs respectifs traduit simplement une évidence : il n’y a pas de compatibilité entre la mémoire des colonisateurs et celle des colonisés.
Pour ces derniers, la guerre de libération ne fut que la poursuite d’un combat séculaire et, in fine, le seul moyen laissé aux Algériens de parvenir à une indépendance obstinément refusée.
Les Pieds Noirs ont vécu, de leur côté, les drames d’une guerre cruelle, puis ceux d’un exode brutal et douloureux. Ils ont abandonné une terre dont ils étaient persuadés (ou dont on les avait persuadés) qu’elle était la leur pour l’éternité. Leur installation, nous pourrions même dire leur intégration  dans une « métropole » largement hostile n’a pas été des plus faciles. On ne saurait leur reprocher d’avoir quelque nostalgie du bonheur perdu ou de se souvenir de drames personnels et familiaux consécutifs aux attentats.

2.

Les événements de l’histoire sont toujours ressentis différemment par ceux qui les ont directement vécus et ceux qui, plus tard, les instrumentalisent en fonction de leur idéologie personnelle, de leurs intérêts propres, ou des objectifs qu’ils se fixent.

Extrait de « u zinu »  

Rubrique « Séquences algériennes »

 


Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe