GéraldCursoux GéraldCursoux 13 juin 09:49

@Falanchon

Merci de cette longue et savante réponse.

J’ai écrit ce papier pour m’amuser, pour voir ce que ça donnerait si on passait de la droite au volume, si on délaissait le classement historique de 89. Vous insistait sur le fait qu’il s’est enrichi pendant 200 ans, ce que j’admets tout à fait avec notamment papy Karl et ses émules qui ont construit une idéologie et une église qui s’est malheureusement s’est lézardée, et dont nous conservons à grand frais les ruines. (Mais là je suis déjà dans la polémique.) Référence aussi à Lamartine qui se disait « au plafond », et en pensant à Wauquier qui est tombé de la droite, bien en bas !… Et de là à jouer avec un de physique (spin et autres saveurs) pour faire malin.

Vous défendez la droite contre le volume, je crois que vous êtes dans le bon tempo de l’histoire, et si je devais faire de la politique je l’utiliserais aussi !

Droit et égalité, voilà bien le centre de votre analyse ; mais ne faut-il pas aussi considérer cet impératif catégorique, la liberté : Un autre débat peut s’ouvrir entre droit et liberté, liberté et égalité, etc. Je passe…

L’apport de Rousseau c’est d’avoir conceptualisé « l’égalité de nature » entre les hommes, égalité indépendante de leurs qualités physiques, intellectuelles et morales ; et pourrait-on ajouter : de leur âge (là se cache le fœtus… et le vieillard grabataire). On y adhère tous, à l’exception des fachos et autres nazillons, et le droit s’est construit sur cette base philosophique, venant bien évidemment des religions du Livre, et produisant la démocratie qui la porte en politique, seule façon de remplacer le Prince de droit divin, le tyran et Ubu.

Mais pour la vie sociale et indépendamment du fait capitaliste (quoi d’autre ?) il faut bien remettre dans le jeu les qualités de chacun, et c’est là que les inégalités apparaissent du fait des talents et faiblesses de chacun, par le simple fait de l’activité de tous nécessaire au groupe social. Il faut donc gérer ces inégalités pour les rendre supportables ; vouloir les supprimer c’est condamner la société à végéter (Cuba). Le capitalisme n’y est pour rien, si ce n’est que le politique doit veiller à réduire son caractère prédateur inhérent à la concurrence entre acteurs, au mécanisme du crédit et de l’investissement qui exigent une rentabilité, et à l’ego et la cupidité des dirigeants qui ne sont ni meilleurs ni plus mauvais que les autres, qui en ont les mêmes qualités et défauts.

Je suis sorti du cube… désolé de cette digression.

Bien cordialement à vous.


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