Nicolas_M Nicolas_M 21 juin 2019 15:31

Désespérant de mauvaise foi et méconnaissance crasse du sujet. Presque pire qu’un écolo convaincu à 100% par le réchauffement et jetant des caillasses sur la vitrines d’un boucher parce que les vaches ça pète une vache. Un écolo qui ressortirait plein d’acronymes pour faire croire aux bas de plafond qu’il possède un minimum de culture.

Sans parler de l’hystérie qui selon vous a lieu (je n’ai encore vu personne en train de courir dans les rues en hurlant, mais visiblement on ne vit pas dans le même monde), il y a de nombreuses études scientifiques, toutes disponibles via différents médias, sur de nombreux aspects de ce réchauffement. On parle des relevés satellites, de l’analyse de la composition des plantes, de l’analyse de la biomasse, de l’évolution de l’activité solaire, d’essais en atmosphère contrôlé sur les plantes, de l’évolution de la température dans les basses couches océaniques ou dans les hautes couches de l’atmosphère, des carottages, et j’en passe. Etes-vous, personnellement, capable de compiler l’intégralité de ces données pour vous faire votre opinion ? Pas plus que moi, soyons réaliste, en tout cas pas en une seule vie.

A partir de là, vous avez deux options : soit vous vous fiez à un groupe d’experts inter-gouvernemental, potentiellement influencé par certains lobbies industriels ou certains gouvernements, pour compiler l’intégralité de ces données et rendre un verdict.

Ou bien vous allez sur des groupes Facebook climato-sceptiques, tous composés soit d’ados boutonneux sans aucune culture scientifique, soit de lobbies pétroliers, et vous les écoutez comme parole d’évangile démonter une conclusion du GIEC en se basant sur une erreur sur ligne dans un rapport sur la dizaine de milliers de rapports qui ont été compilé.

C’est triste, mais il n’existe pas d’alternatif, aucune instance non gouvernementale et non liée à des lobbies ne s’est donné pour tâche (à ma connaissance, je serais très heureux que vous me détrompiez)

de compiler cette immense masse de données scientifiques.

Le GIEC est-il impartial et ses conclusions sont-elles à prendre à la lettre ? Certainement pas. Mais le GIEC dispose d’un rétro-contrôle de divers instances nationales et internationales, et l’on peut estimer avec une forte probabilité que ses conclusions tendent vers la réalité. J’ai bien dit « estimer » et « tendent », je n’ai prétendu à aucun moment qu’il fallait prendre pour argent comptant l’origine anthropique du réchauffement ni le rôle central du CO2. Ce n’est pas une vérité absolue.

Tout est question de probabilité, et non de réalité ni de croyance. Et il est probable, avec une faible marge d’erreur, que votre article soit un conglomérat de thèses fumeuses issues du web, avec maximum un ou deux articles scientifiques en source, c’est à dire que l’intégralité de vos sources d’informations n’a pas plus de valeur d’un pet de vache (plein de méthane et non de CO2, par ailleurs).

Le GIEC, malgré tous ses défauts, ses liens avec certaines personnalités critiquables, le biais de confirmation que vous mentionnez, est, aujourd’hui, la source d’information la plus crédible existante. Je n’ai pas dit juste ni sûre, j’ai dit crédible en fonction de ce que le commun des citoyens connait de son fonctionnement.

Bien entendu rien ne vous empêche de vous renseigner sur les sites climato-sceptiques, et heureusement d’ailleurs, par contre vous seriez un bel abruti de les croire. Tout comme un écolo serait un bel abruti de croire les déclarations du GIEC. Il faut savoir remettre chaque rapport, chaque source d’information, dans son contexte, et être capable d’estimer la probabilité de véracité de chaque information. C’est seulement ainsi, en prenant le temps de confronter sans idées préconçues des points de vue opposés, qu’on peut avancer. Car si on ne croit pas mais qu’on estime vrai, si on se rend compte qu’on s’est trompé on n’est pas blessé et on n’a pas blessé ceux qui avaient raison.


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