jjwaDal jjwaDal 19 octobre 2019 12:57

Il est toujours bon de remettre en mémoire, que comme la plupart des choses essentielles dans la vie, on apprend à manger dans le bricolage et le bidouillage. En gros on sait manger comme on est parent, à la six-quatre-deux, au « décrochez-moi ça », au doigt mouillé...
L’argument de la pauvreté (financière) est irrecevable dans nos pays pour expliquer la malbouffe. Un végétarien qui a un minimum de relations potagères, qui sait faire germer des graines, qui privilégie les produits bruts à transformer (légumes, fruits, oléagineux, légumineuses), peut se nourrir de façon très saine et goûteuse en apprenant simplement à cuisiner un peu.
Le tout pour un coût dérisoire.
Je passe mon temps à dire à des collégiens qu’ils devraient apprendre à se nourrir. Ils confondent le plaisir gustatif et une alimentation saine pour le corps et l’environnement et vous disent dans les yeux que les légumes « c’est pas bon », tout en se délectant au quotidien de bouts de cadavres (gentiment appelés « viande ») sans avoir de haut le coeur...
Notre cerveau est formaté pour la recherche du plaisir et quand il connaît un moyen d’y accéder (y compris le pire), il va avoir tendance à nous aiguiller vers un retour aux sources de celui-ci.
Alors, bien sûr que des parents ne sachant pas manger vont inciter leurs enfants à faire de même en formatant leur cerveau à rechercher la même bouffe malsaine à laquelle ils se sont habitués.
Je dis souvent que dans un asile (comme cette jolie planète bleue), la chose la plus rude est de préserver sa santé mentale. Elle passe aussi par un rapport apaisé avec notre alimentation qui doit cesser d’être schizophrénique (mauvaise pour nous et l’environnement , tout en satisfaisant notre appétit vorace pour le plaisir gustatif


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