Gilles Mérivac Gilles Mérivac 4 décembre 2019 17:57

Comme vous l’avez dit vous-même, ce gouvernement n’a aucunement l’intention de céder aux revendications des GJ, qui ne constituent pas son socle électoral et qui d’autre part, sont en contradiction avec la feuille de route dictée par Bruxelles.

Dans ces conditions, la seule chance de réussite était une révolution et non une jacquerie qui finit toujours par être réprimée de manière très dure. La valse hésitation sur la stratégie à adopter et les tiraillements sur les demandes contradictoires ont détruit peu à peu le mouvement.

Structurellement, les GJ ne pouvaient pas obtenir l’appui de la majorité de la population dans un pays verrouillé par les syndicats qui étaient contre eux au départ, il faut bien le préciser. Ils se sont donc fait infiltrer sans pouvoir réagir par les gens de gauche qui sont en même temps la milice du pouvoir.

Le RIC ne servirait pas à grand-chose si les GJ portent des diagnostics différents sur ce qu’il convient de faire, cela ne servira qu’à montrer leurs profondes divisions.

Comme pour la grève de demain, les gens vont montrer leur mécontentement, mais il n’y a aucune solution possible. On va faire tourner la planche à billets pour ne pas mécontenter ceux qui sont trop virulents, aggravant ainsi les inégalités et la dette.

Et pour nos enfants, on fait quoi ?


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