QAmonBra QAmonBra 11 décembre 2019 21:49

@Cadoudal

Je vais peut être vous étonner, mais bien que de gÔÔche, si ce terme signifie encore quelque chose de nos jours, je ne suis jamais parvenu, malgré le matraquage merdiatique à son encontre, a avoir de l’aversion ou une quelconque antipathie pour le père Le Pen, au contraire, même phénomène intuitif que pour feu J. Chirac.

Cela a commencé sournoisement dans les années 80 avec, un compagnon de chantier d’origine alsacienne, conducteur de grue mobile, grande gueule, votant systématiquement « Jean Marie » au premier tour, à la pêche au second quel que soit le temps, et le gueulant haut et fort, ce qui ne manquait pas de panache, au sein d’équipes de travaux où opéraient de nombreux nord-africains ombrageux !

Mais personne ne lui a jamais cherché des « noises », car tout le monde savait que c’était un brave type, ayant le « coeur blanc » comme ils disaient et les nouveaux étaient vite mis au parfum.

J’étais un des rares a pouvoir le taquiner sans qu’il ne voit rouge, car, il faut le dire, il aimait beaucoup, trop, picoler à la bière, c’est d’ailleurs ces foutues cannettes, tirées d’une glacière toujours pleine et planquée dans sa machine, qui ont eu sa peau. 

Je le faisais autant pour le plaisir d’écouter son accent que pour l’originalité, à l’époque, de ses propos : "Ils sont cons tes pougnoules, ils poussent leurs jeunes a voter PS, touches pas à mon pote, touches pas à mon cul oui ! ssont pas compris que le S veut dire ssioniste !? ssont pas compris que ça pilule dans ce parti comme les lapins afant la myxomatose ! Tu férra comme ils font l’afoir dans l’os avec ces faux culs."

Après sa disparition à 49 ans fin des années 90 et en réfléchissant aux parcours politiciens d’un M. Valls, d’un L. Fabius ou d’un F. Hollande, pour ne citer qu’eux, je ne peux m’empêcher de penser à lui et de réaliser à quel point il avait raison, paix à ton âme l’alsacien. . .


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