Yann Esteveny 28 janvier 2020 18:57

Message à l’auteur,

Merci pour le partage de votre texte.

Je vous cite :

"Dans les sociétés traditionnelles d’autrefois, l’essentiel du crédit était destiné à assurer la consommation. Pour les plus pauvres, c’était la récolte insuffisante pour assurer la soudure qui était en cause. L’usurier prêtait à des taux très élevés, car le risque de non-remboursement était grand, le besoin d’emprunt élevé et la capacité de négociation des emprunteurs nulle. Quant aux plus riches, ils empruntent pour tenir leur rang, quitte à gagner telle ou telle partie du patrimoine."

Vous propagez une étrange lecture de l’histoire. L’investissement existe de tout temps. Les notions de confiance, d’emprunt, de gages, d’intérêts sont très anciennes et sont le moyen de construire une économie  : une maison des échanges. Les usuriers à forts taux ne sont pas légions. Ils investissent dans des expéditions risquées ou exploitent la misère humaine. Cela explique leur encadrement dans le christianisme, l’islam ou le judaïsme. Vous faites l’impasse sur la notion importante qui est celle du don. La notion de don est devenue incompréhensible dans nos sociétés occidentales matérialistes.

Le crédit à la consommation de subsistance est aux antipodes des crédits à la consommation actuelle. C’est le reflet de décalage de civilisation entre deux époques. La civilisation actuelle veut jouir de biens matériels. Les précédentes étaient plus sages.

La meilleur façon de nous tenir endetté est d’altérer notre perception de la réalité : faire percevoir l’endettement comme un investissement forcément profitable et masquer la dépendance induite. Ensuite, il faut faire valoir l’immédiateté à l’attente, montrer de la fausse compassion sur le fait de percevoir la personne comme « privé de », etc...

Respectueusement


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