Nicole Cheverney Nicole Cheverney 25 février 2020 20:07

@julius 1ER

« Ce qu’il aura le plus manqué aux militaires de l’époque c’est avant tout d’être antinazi »

Bonsoir,
L’armée française dans sa grande majorité, n’a jamais été nazie. Même si dans ses rangs, quelques éléments s’étaient tournés vers le vainqueur : l’Allemagne. Qu’il s’agisse des officiers, des sous-officiers, au fond d’eux-mêmes, ils étaient comme le reste des Français, ils subissaient la collaboration.
De plus, dans l’esprit des militaires de cette époque, la plupart des officiers avaient été sur le front en 14/18, et avaient cotoyé les Allemands dans les combats, et une sorte de respect du combattant était né de ces tranchées. Ils avaient tant souffert, d’un côté comme de l’autre, qu’il était à nouveau impossible pour les militaires engagés dans un nouveau conflit contre les Allemands, de faire renaître cet esprit revanchard qui avait animé les Français après 1870, jusqu’en 1914. La mentalité avait changé, du moins, en France.
Psychologiquement, ce sentiment d’avoir à nouveau à se battre contre ceux qui avaient été comme eux, dans les boues de Verdun, a très certainement été un des facteurs de démoralisation des troupes françaises engagées en 1939 dans la bataille de France, et leur défaite en 1940. Les Français ne voulaient plus de guerre et ont été fortement surpris. Il est facile aujourd’hui en 2020, de juger, il est certainement plus difficile, d’essayer de comprendre.
Ce que je tente, à mon niveau, bien modestement. Car l’Histoire ne connaît pas le temps court, elle ne fonctionne que par le temps long et additionne les événements.


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