velosolex velosolex 11 mars 13:53

@McGurk
La révolution a besoin d’un baril de poudre, et d’une allumette. Le baril de poudre c’était l’état de la France à l’époque. Une fois partie, elle n’est plus maitrisable par des bonnes paroles, et ses excès sont consensuelles. La mort des Roumanoff en Russie est du même ordre. Elles obéissent à une volonté de couper toute possibilité de retour possible.
Quand les idées du temps prennent trop d’avance sur les dirigeants, et l’ordre bourgeois qu’ils génèrent, arrive souvent ce mouvement physique de révolution, qui n’est qu’un rattrapage d’une histoire sclérosée. Ainsi l’histoire avance souvent bien plus par « marches », qu’en suivant une pente douce. 
« les « représentants du peuple » ne représentent qu’eux-mêmes » L’ironie est facile, en remplaçant  « représentants du peuple » par aristocratie. Inutile de polémiquer sur une histoire ancienne, qui fait sens pour tous, ou presque. La révolution française, au delà de ces excès, est un événement de notre histoire qui marquera l’histoire du monde. 
Sur Louis Capet, je suis d’accord avec vous. C’était un honnête homme, alors que le numéro 14 était une fripouille. Il était là au mauvais moment, pas destiné à être un roi, et se complaisait dans l’étude, les sciences nouvelles, la serrurerie. Bien loin de l’image stupide d’un roi falot et ignorant 
Il faudrait se remettre dans la psychologique de l’époque. Se souvenir que les forces impériales européennes, avaient menacé de passer tout le peuple de Paris au fil de l’épée, si on touchait un cheveu du roi. Ce qui a été pris pour une provocation par les français. L’erreur des princes, a été de ne pas repérer qu’ils devaient évoluer pour s’en sortir, c’est à dire perdre leurs privilèges. D’autres maintenant sont revenus, mais pendant longtemps l’élan de la révolution a été un phare républicain, un espoir que n’avaient pas nos ancêtres, écrasés par leur destinée misérable. 
Ces époques de sidération, où le temps s’accélère à toute allure, confondent à la fois par leur lumière, et leur obscurité. Ils nous laissent dans la sidération de leurs audaces, et de leurs errements parfois. Comme un tableau, on ne le juge qu’en prenant beaucoup de recul pour visualiser l’ensemble, en se s’attardant pas sur les détails, et en voyant l’influence que ce maitre a pu avoir sur ceux qui suivirent. 


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