William 7 avril 2020 11:08

@Traroth
"Par exemple, quand on provoque la mort de quelqu’un qui n’a rien demandé, l’utilisation du terme « euthanasie » est totalement abusive."


Pas exactement. La définition littérale de l’euthanasie n’implique pas obligatoirement l’acceptation du patient, mais seulement l’intentionnalité de mettre fin à des souffrances.
C’est au niveau législatif que l’autorisation de la pratiquer met comme condition l’acceptation du patient, ou à défaut de ses proches. On parle alors d’« euthanasie volontaire » (ou consentie).

Le présent article se place selon un point de vue polémique, en démonisant a priori les intentions gouvernementales. Or il y a des degrés dans l’utilisation de substances sédatives, notamment en soins palliatifs pour soulager les angoisses dans un stade non ultime (l’angoisse de détresse respiratoire est épouvantable, sensation d’étouffement, halètement...). Lorsqu’arrive le stade ultime irréversible, le surdosage est parfois employé à des fins d’euthanasie, pour avancer une mort souffrante inéluctable.
La question est : y a-t-il volonté de priver intentionnellement de soins curatifs des personnes très âgées à qui ces soins pourraient être administrés et leur donner une chance de guérison ? Or l’intubation respiratoire est une technique invasive et traumatique, faisant appel à des produits toxiques pour maintenir le comas et la détente musculaire. C’est « un traitement de cheval », de longue durée dans le cas de cette maladie, et entrainant des séquelles pulmonaires voire cognitives, avec risque d’accidents notamment cardiaques. Il se pose alors la question de l’acharnement thérapeutique, en fonction du risque par rapport à la probabilité de survie.


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