Pierre Pierre 28 avril 2020 20:36

Bonjour,

J’avais lu une traduction de cette lettre parue dans « El Pais » et j’étais surpris que Zelensky avait choisi ce journal pour la publier. Vous m’avez ouvert les yeux, il a certainement envoyé cette lettre à toute une série d’autres journaux et elle a dû rester sur des coins de bureau, il y a d’autres priorités pour le moment.

Ce président est pitoyable et publier cette lettre l’aurait révélé à toute l’Europe. C’est un chantage indigne du genre : "Si vous ne nous refiler pas du fric, les Ukrainiens vont être dans la misère et ce sera de votre faute." Je ne crois pas que beaucoup d’européens seront sensibles à ce chantage. Bien au contraire, les problèmes domestiques sont devenus prioritaires et la lassitude des conflits internationaux a même gagné les médias les plus engagés.

J’ai jeté un coup d’œil sur « Ukrainskaya Pravda » et on ne parle pas de l’éventuelle défaut de payement de l’Ukraine. On lit des banalités du genre : l’Ukraine a inventé un nouveau radar qui détecte les drones à toutes les altitudes, le taux de change de la hryvnia s’est renforcé ou les Forces armées russes ont violé sept fois le cessez-le-feu en utilisant des mortiers de 120 mm et 82 mm interdits par les accords de Minsk.

Il n’y a apparemment pas de panique dans les médias ukrainiens et en cas de défaut de payement, l’Ukraine fera comme l’Argentine et tant pis pour les créditeurs.

En revanche, les médias russes sont plus diserts. Je lis que les villes de l’Est du pays prennent leurs distances avec Kiev. Odessa, Kherson, Nikolaïev veulent gérer leurs problèmes seuls et surtout, à Kharkov, on dit que Kiev est à 500 km et la frontière russe à 20 km. Ce sera à vérifier mais l’heure de vérité approche.

On sait depuis longtemps que 2020 sera une année décisive pour l’Ukraine et j’espère que les faucons inspirés par des officines américaines ne vont pas se lancer dans une offensive désespérée.


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