babelouest babelouest 7 juillet 13:33

@beo111

Je pense que de Gaulle y penchait, mais vu qu’il est parti, se sentant désavoué, rien n’a eu le temps de se faire. Une telle réforme ne se bâtit pas en un jour. Il faut aussi compter que s’il y avait parmi les ténors des gaullistes de gauche (oui, on peut les appeler ainsi) comme René Capitant, Louis Vallon, Philippe Dechartre, Léo Hamon, Michel Jobert, Yvon Morandat, Jean Charbonnel, plus tard Jean-Pierre Chevènement bien sûr, il y avait aussi hélas nombres d’anciens du MRP aux vues bien plus droitières, ce qui n’arrangeait rien, comme Debré (Michel) ou Pompidou, et tant d’autres. Vous n’avez pas connu cette période, moi si, et je ressentais tous les jours ces frictions qui empêchaient les bonnes réformes de passer sans une rude foire d’empoigne.

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C’est vrai, aujourd’hui ce qu’on appelle « réformes » correspond au démontage de tout ce qui s’était fait quand De Gaulle était là. Ce n’était pas un homme « de gauche », mais il était intelligent, et sa droite tenait plus à un fond chrétien (dont ont joué « les maîtres de forges » en apportant aux ouvriers de petits avantages les liant d’autant plus à eux). C’était à une certaine période ce qu’ont connu les employés des Zaibatsu au Japon : là aussi c’est terminé.


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