skirlet 11 juillet 16:22

En tant qu’originaire du Donbass, qui était encore au pays en 1989, j’aurais pu dire plusieurs choses sur « Olga et ses filles », ainsi que sur le style de cet article, mais trop la flemme. Une seule chose : si tu essaies de t’accrocher en France, il faut dire les choses que l’on veut entendre. Mea culpa, j’ai fait presque pareil à une certaine époque. C’est pas très glorieux, mais c’est de la survie. Elle se sentait « Ukrainienne » en habitant à Donetsk ? Ça c’est franchement ridicule.

Et oui, c’est vrai : il y avait une époque où on fantasmait sur l’Occident, vu que toute l’information nous venait essentiellement des films. On pensait naïvement que « chez eux », c’est comme « chez nous » mais en mieux. Que tout ce qui est bien est préservé, et tout ce qui n’est pas bien est corrigé. C’est évidemment faux, et maintenant que les gens voyagent et même s’installent à l’étranger (provisoirement ou pas), ils peuvent s’en rendre compte d’eux-mêmes. Il y a eu également une ruée des jeunes filles désirant épouser un étranger, voici une chanson de l’époque qui illustre la situation... Beaucoup ont déchanté. Et ne confondons pas les « élites » qui ont fait des investissements à l’étranger quand le pays allait mal et les autres.

Les discussions franches sont réservées à la cuisine, après plusieurs verres de vodka.

Parce que le KGB veille ? smiley Sur les forums, il y a des critiques parfois tellement violentes qu’en France leurs « émetteurs » seraient déjà en préventive. Et franchement, si on voit que l’étranger voudrait entendre telle ou telle chose, pourquoi ne pas la lui dire... Ce n’est pas difficile et ça lui fait plaisir. Il ne s’agit même pas de l’hypocrisie mais d’une forme de politesse. Un étranger reste un étranger, et on ne lui parlera jamais comme à un « sien ».

En ce qui concerne le Donbass, vous dites ne pas y être venu. Tout est dit.


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