ZenZoe ZenZoe 4 novembre 2020 11:46

Je compatis avec vous, une addiction, c’est toujours la poisse, il ne faut pas se mentir.

Je ne connais pas grand chose à l’addiction aux drogues, mais il y a dans ma famille quelques alcooliques, et je peux peut-être vous apporter mon témoignage.

D’abord, quelle que soit l’addiction, il y a toujours au départ une immense souffrance contre laquelle la personne touchée ne peut pas lutter car elle n’a juste pas les ressources psychologiques que d’autres peuvent avoir. Dans les cas que je connais, il s’agissait de graves violences familiales pendant l’enfance, le deuil d’un parent pour un autre et (possiblement) un harcèlement scolaire carabiné pour encore un autre. Il peut aussi y avoir un favoritisme inconscient des parents, une rivalité dans la fratrie, un rejet maternel (même involontaire) dans les tous premiers mois.

Mes conseils : ne pas chercher à savoir vous-même ce dont il retourne, vous êtes mal placé en tant que parent et ce n’est pas votre rôle, mais impérativement celui d’un professionnel avec un oeil extérieur et neutre, qui saura ouvrir peu à peu le jardin intime de votre fils et le débroussailler. Mais enfin, je suppose que vous savez cela.

Ne discutez jamais avec lui des méfaits des drogues. Votre fils n’est pas idiot, Seulement vous avez votre logique et il a la sienne, et vous n’arriverez jamais nulle part.

Ne forcez pas votre fils à faire quoi que ce soit, vous n’arriverez à rien dans le long terme. Il est majeur de toute façon, traitez-le comme tel, et non plus comme un petit enfant capricieux (qui sait si son problème ne vient pas aussi de là en partie). Ne lui dites jamais ’’c’est pour tout bien’’, il n’est pas idiot, il sait ce qui est bon pour lui ou pas. La décision de se soigner doit être prise par votre fils seul !

Ne lui donnez pas d’argent s’il en réclame un jour. C’est un piège dans lequel il ne faut pas tomber.

Entourez-le à chaque minute de toute votre tendresse, de votre bienveillance, de votre respect, sans le juger, sans faire de commentaire. Faites-lui savoir que vous êtes là pour l’aider, pour parler s’il le veut. Suggérez-lui tout de même une visite dans un centre spécialisé, ’’juste pour voir’’, et espérez qu’il saisira la perche.

Bon courage, votre fils restera toujours fragile, mais il peut tout à fait se sortir de ce mauvais pas et mener une vie apaisée, voire belle.

PS : ne parlez pas de ’’faute’’ de votre part. Etre un parent est la tâche la plus difficile qui soit, et vous avez sûrement fait tout votre possible.


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