eddofr eddofr 9 septembre 2020 18:24

@L’apostilleur

Je suis moi-même le fils d’un immigré Italien et je suis assez vieux pour avoir eu droit à tous les lieux-communs et toutes les petites vexations réservées aux « Ritals ».

Mais bon, c’était les trente glorieuses et un travailleur immigré courageux et pas trop con pouvait se faire une place au soleil et donner une éducation à ses enfants.
Il y avait du travail pour tout le monde, des opportunité même pour un simple travailleur manuel (devenir artisan, puis petit patron).
A l’école on n’étais pas assez nombreux pour « couler le niveau » et on avait la même couleur de peau que les autres élèves (il n’y avait que le nom de famille et un peu l’accent pour reconnaître les Polaks, les Ritals et les Portos).

En prenant un peu de recul, il n’est pas difficile de voir que, malgré le racisme et les inégalités, la France nous a donné des opportunités qu’elle ne donne plus aujourd’hui, même pas aux enfants des Français de souche, alors aux étrangers et leurs enfants ...

Je vois bien moi, que mes propres enfants, aussi intégrés soient-ils, ont connu une école publique vidée de substance, le chômage et l’absence de « perspectives ».

Quand Il y a du travail pour tout le monde, l’immigré et le fils d’immigré trouve le moins bon travail, mais c’est quand même un travail.
Quand il n’y plus de travail, même pour les Français, l’immigré et son fils peuvent aller se brosser (sauf à travailler au noir, parce que là, ça va, il est « coloré », mais il est vraiment moins cher).


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