Decouz 23 novembre 2020 10:36

 

"On est passé d’une génération de femmes instruites dans les années 1960-1970 farouchement opposée à la polygamie à une génération qui l’assume, voire la revendique », explique Fatou Sow Sarr, maître de conférences à l’université Cheikh-Anta-Diop, à Dakar, et fondatrice du laboratoire Genre et recherche scientifique de l’Institut fondamental d’Afrique noire (IFAN).

Source de souffrance pour beaucoup de femmes et leurs enfants, la polygamie peut aussi être vécue comme une contrainte par certains hommes. « Je vis une situation ubuesque », lâche Abdou*, 62 ans, éminent universitaire et acteur de la vie intellectuelle sénégalaise. Après trente-six ans de mariage et trois enfants, il a épousé en secondes noces, sans tambour ni trompette, une consœur divorcée d’un premier mariage. « Ma première femme n’a pas voulu qu’on se sépare, car le divorce au Sénégal est une catastrophe sociale, surtout pour la femme. La polygamie est dans mon cas un divorce qui ne dit pas son nom », confie-t-il.

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https://www.lemonde.fr/afrique/article/2018/05/11/au-senegal-la-polygamie-ne-fait-plus-peur-aux-femmes-instruites_5297654_3212.html


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