Jean Dugenêt Jean Dugenêt 12 janvier 13:40

@babelouest

Bonjour,
Je trouve vos idées et vos discours très « intellectuels ». Ne le prenez pas mal. Je ne cherche pas à insulter. Je veux dire par là que vous menez des réflexions assez souvent intéressantes mais en vase clos c’est-à-dire couper des préoccupations des masses. Ce n’est pas en soi condamnable. Je ne suis pas partisan, du bon sens, du sens commun, du consensus. Cependant, j’essaie de m’adresser à « l’homme de la rue » et à la femme aussi (il faut faire gaffe à ce qu’on dit). Cela m’a déjà amené par le passé à vous proposer de mettre vos propositions dans un tract à distribuer dans une manif. Alors, je suis certes défenseur de la langue française mais je trouve que le mot Frexit, depuis que le Brexit est passé, est devenu le plus clair pour dire qu’on veut que la France sorte de l’UE. La clarté du terme tranche par rapport à l’ambiguïté du « Non à l’UE ». J’en viens même de ce point de vue à le préférer à « sortie de l’UE » qui, j’en conviens, veut dire la même chose.

Dans une période où les dirigeants habituent sciemment les français à se satisfaire d’écouter des chansons en anglais auxquelles le français ordinaire ne comprend rien jusqu’à qu’il finisse par les aimer (toujours sans rien comprendre) et à en redemander, il ne me semble pas que je fasse là une grave entorse aux règles de défense de la langue française. Il est vrai que ceux qui nous impose l’UE c’est à dire les partisans de la domination militaire de l’OTAN et de la domination économique des USA veulent nous imposer aussi la domination culturelle de l’américain.

Je n’ai pas bien saisi ce que vous voulez dire avec les « militants PC/PS LFI qui sont... ». Ma proposition majeure qu’il y ait un candidat unique PC/PS./LFI concerne tout le monde et pas seulement les militants. Je pense qu’elle concerne aussi, et surtout, les abstentionnistes qui sont écœurés par les politiques de divisions. Les divisions assurent la victoire des candidats du capital et nombreux sont ceux qui préfèrent ne pas voter.

« Ne nous leurrons pas : une élection, que je sache, n’a jamais résolu... »

Vous avez mille fois raison et c’est pourquoi je ne laisse traîner aucune ambiguïté à ce sujet. J’ai bien compris que tous les discours sur le programme, le programme et le programme sont des prétextes pour se contenter de la division. Il serait impossible d’avoir l’unité puisqu’il est impossible de se mettre d’accord sur un programme... Alors que nous savons tous que les programmes de la « gauche » n’ont jamais été appliqués.

Le seul but avec ma proposition est de battre le(s) candidat(s) du capital. Après tout restera à faire. Nous exigerons pour commencer un référendum sur le Frexit (Pardon ! sur la sortie de l’UE)... et bien d’autres choses. Si nous gagnons, l’élu ne nous fera pas le coup de Tsipras. Qui osera dire qu’il est contre un référendum sur cette question essentielle à part Ségolène Royale ?

J’adore que ce soit ceux de LFI qui insiste sur la nécessité d’un programme commun alors que Mélenchon était en adoration devant le Mitterrand qui s’était fait élire sur un programme et avait déclaré, à peine élu, qu’il n’avait tellement rien à cirer de ce programme qu’il ne l’avait même pas lu.

J’en déduis que Mélenchon se fout du programme de LFI autant qu’il se foutait, avec son maître à penser, du programme commun de la gauche. Cependant, puisqu’il est très important pour lui d’assurer la victoire de Macron, il claironne que le programme (dont il n’a que faire) est essentiel et il fait tout ce qu’il faut pour que l’unité soit impossible. Quel talent ces politiciens !

Vous faites ensuite tout un discours sur « la bourgeoise », « cette petite bourgeoise » mais je n’aime pas les énigmes. Je ne vois de qui il s’agit. Il faut me parler au premier degré. Je ne vois pas davantage qui est le « chef d’une entreprise florissante de bonneterie ».


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