cettegrenouilleci 12 janvier 19:30

@Jean Dugenêt

Bonjour Jean.

Je ne souhaite pas entrer ici dans une grande discussion.

Une toute petite chose/

Si l’on veut dire ’Il faut que la France sorte de l’UE« , alors on dit tout simplement Il faut que la France sorte de l’UE, et on explique pourquoi et comment, et on n’a pas besoin du mot »frexit« qui suffit à lui seul à détourner de cette discussion et de la réflexion sur cet enjeu des millions de nos concitoyens.

On n’a d’ailleurs pas davantage besoin des mots »fake news« ou »debunkage« , et de bien d’autres encore dont certains se gargarisent tout en prétendant vouloir défendre la langue française.

Si on veut être compris du peuple, on lui parle dans sa langue et on ne singe pas le langage, les manières de l’oligarchie mondialiste. C’est vrai pour nous, et c’est vrai aussi pour les couches populaires des pays anglophones. La lutte des classes passe par la bataille linguistique.

A nous de forger patiemment nos propres outils en pensant d’abord à ceux qui sont en capacité de les utiliser, et qui en ont besoin.

Avec l’UE, les Français se font fait couillonner. Comme disait le Général de Gaulle, quand on se rend comte qu’on s’est fait couillonner, on dit »Je me suis fait couillonner« , on dit »Je m’en vais« , on s’en va et c’est terminé.
Cela, le peuple est capable de l’entendre et de le comprendre.

Par contre, le discours que tu tiens sur la nécessité d’un front ouvrier qui s’organiserait autour d’une candidature unique PCF/PS/LFI , et qui serait sommé par les électeurs d’acter la sortie de la France de la dictature de l’UE alors même que ces trois organisations y sont aujourd’hui encore farouchement opposées, alors qu’elles ont largement contribué à l’enfermement de la France et des Français dans cette dictature insupportable, ce n’est plus audible par toute une partie de l’électorat. 

Le plus gênant n’est pas que ce mot d’ordre ne soit plus audible par toute une partie de l’électorat populaire. Le plus gênant, c’est que ces organisations sont devenues des outils de l’oligarchie, des outils que l’oligarchie a re-façonnés comme elle a, dans le même temps, façonné l’UE pour maintenir son pouvoir et pour imposer aux travailleurs et à à la population dans son ensemble toujours davantage de régressions sociales et de liquidations de leurs libertés collectives et individuelles.

L’Union fait la force. A condition de n’avoir pas installé l’ennemi dans ses propres rangs.

Donc, si on a compris que l’intérêt de la classe ouvrière, l’intérêt des travailleurs, l’intérêt des couches populaires, l’intérêt vital de la quasi-totalité de la population française, c’est de sortir de l’UE, alors on n’a pas besoin d’anglicisme branché. On ne bande pas en chantant le Brexit à tout va. On a ce qu’il faut chez nous. On dit : Il faut sortir le plus vite de l’UE parce que c’est une véritable dictature et parce qu’elle est en train de nous faire crever, de détruire notre économie, de détruire notre nation.

Et on s’applique à expliquer encore et encore le comment et le pourquoi, et avec qui :
Comment, pourquoi, avec qui et par la faute de qui on s’est fait couillonner et enfermer dans une dictature ? Comment et avec l’aide de qui fonctionne cette dictature ?

Mais aussi : Pourquoi il faut sortir de ce piège, comment et avec qui ?

Et on travaille au rassemblement de tous ceux qui ont compris que la sortie de la dictature de l’UE est devenue pour la France et les Français, pour tous ceux qui sont attachés à la démocratie et au progrès social un enjeu vital, un enjeu existentiel.

Ce rassemblement à construire dépasse le cadre dans lequel tu inscris le raisonnement que tu développes et le projet politique que tu mets en avant. Il concerne, à l’exclusion de l’oligarchie et de sa valetaille, des politiciens à sa solde, des européistes effrénés, l’immense majorité de la population française, toutes catégories sociales confondues. Il déborde largement l’électorat traditionnel du PCF, de la FI, du PS qui se réduit chaque jour davantage comme peau de chagrin et qui n’a aucun appétit pour le menu que proposent ces organisations : maintien de l’enfermement dans la dictature de l’UE, poursuite des promesses en l’air, poursuite de la ritournelle d’une autre Europe qui n’existera jamais, poursuite de la casse économique et sociale, poursuite de la liquidation de nos libertés.

Appeler les électeurs à rassembler leurs suffrages pour soutenir des candidats communs à ces trois organisations, c’est aller au-devant d’un désastre électoral, c’est se condamner à échouer, c’est enfermer les électeurs de gauche dans une alternative bidon, c’est les empêcher de se tourner dans la bonne direction et de se rassembler derrière l’étendard du peuple décidé à recouvrer son droit à décider lui-même de son destin.

Oui, il faut rassembler ceux de nos compatriotes qui ont cru pouvoir faire confiance au PCF, à la FI et au PS, et appeler les militants de ces organisations à rejoindre la résistance à la dictature de l’UE, à tourner le dos à leurs dirigeants fêlons, à tourner le dos aux mensonges et aux trahisons de chefs indignes. 

Il faut, comme le fait aujourd’hui encore l’UPR, comme d’autres, de plus en plus nombreux, commencent à le faire, appeler les forces vives de la nation, toutes les forces patriotiques de la nation, en se gardant de tout sectarisme politicien, à se rassembler et à organiser la résistance à l’effondrement de notre société. Un effondrement qu’organise délibérément l’oligarchie euro atlantiste à travers son projet européiste pour défendre ses intérêts égoîstes et imposer sa dictature mondialiste.

Il faut proposer aux forces vives de la nation de se ranger aux côtés de tous les patriotes, autour des figures les plus lucides , les plus responsables, les plus compétentes et les plus fiables de l’opposition à la dictature de l’UE de l’euro et de l’Otan. Une dictature qui n’en finit pas d’inventer de nouveaux subterfuges, de nouveaux gadgets, de nouvelles turluttes, de nouveaux déguisements, et qui se cache désormais derrière le masque supplémentaire de »l’état d’urgence sanitaire", autrement dit de la dictature sanitaire, elle aussi cautionnée par les partis de la gauche faillie.

Dans ce grand rassemblement, il y a de la place pour toutes les bonnes volontés. Il n’y en a pas pour pour les professionnels de la trahison.

J’ai été un peu plus long que prévu.

Cordiales salutations.

Gérard


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