JC_Lavau JC_Lavau 13 janvier 01:04

Un autre problème posé par la neige est qu’elle alourdit le sac à dos. Si la neige est mouillée, et que la toile est en dessous de la qualité nécessaire, l’eau pénètre la toile et mouille le contenu du sac. Le sac Des Caquelons modèle Ultra-léger ou à présent renommé « Simonds » a une capacité honnête (55 litres), qui incite à l’utiliser en hivernal, mais... mais ses bretelles sont très aérées pour évacuer la sueur d’été, aussi elles accueillent un maximum de neige, qui mettra des jours et des jours de sec pour sécher.

C’est sans solutions si on n’a pas une pélerine à manches qui recouvre le sac et ses bretelles, sous son ample bosse.

Si on arrive dans un refuge chauffable, bon, on pourra sans doute faire sécher tout cela grâce au poêle. Si en revanche il faut bivouaquer, on aura quelle conduite au juste envers son sac gorgé de neige ? Il serait souhaitable qu’on puisse le poser dans un sas où il ne mouillera pas le duvet qu’il a servi à transporter.

Hugh ! Beaucoup à transporter ! La pulka permet d’emporter nettement plus lourd, mais elle est dure à remorquer en côtes, et ne passe pas partout. En côte, les demi-peaux ne suffisent pas à remorquer la pulka, il faut les peaux entières, ou des raquettes.

La neige qui tombe a aussi l’inconvénient de réduire la visibilité. On dépend alors lourdement de sa boussole. Et quand celle-ci se met à déconner grave, hem ! Bon, cette fois j’ai décidé que c’était moi qui avais raison, et la boussole faux.

Quand elle est croûtée, la neige ne sert pas seulement à blesser les pattes de l’élan que l’on braconne, mais aussi à retenir prisonnière la rondelle de ta canne. Là je m’en suis sorti avec la pelle à cacas, pour dégager et récupérer ma canne prisonnière. Une sardine en alu ou une pelle d’horticulteur en polyamide auraient été moins lourdes.

Ne vous y trompez pas, j’adore toujours la neige. C’est juste que j’ai cinquante ans de plus.


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