velosolex velosolex 13 février 23:52

@Philippe Huysmans, Complotologue
Madame Bovary, c’est moi
En fait il n’est pas sûr que la formule était de lui. Mais si on la retenue c’est qu’elle exprime sans doute une vérité. Comment d’ailleurs ne pas affubler ses personnages de sa propre expérience quand on écrit. Si le livre est tant connu, c’est que madame Bovary touche à l’universel, dans ses attentes et son drame, au delà même de son sexe
Il est possible que Gustave n’ai pas même réalisé que ses personnages étaient des projections de lui même. Il bouscule le quotidien dans sa vie comme le font ses personnages.
Tel Bouvard et Pécuchet, qui, s’ils font fortune, prennent des risques, investissent, rebondissent, sont résilients. ( nous somme enfin dans le sujet de l’article sur l’investissement) Eux aussi sont très modernes ; Et comment ne pas reconnaitre dans leur relation amicale, celle que Flaubert entretiendra toute sa vie avec Maxime du Camp. 
Il prétendra que Bouvard et Pécuchet sont une critique de l’amateurisme. Mais je ne prend pas cette déclaration trop au sérieux. ..Flaubert état trop fier pour avouer une projection, et se faire taxer d’amateur, en retour, même s’il était intéressé par le concept d’aventurier et de jouisseur. Il est possible aussi qu’il est transposé ses névroses de façon inconscientes sans s’en rendre compte, même si ça crève les yeux du lecteur.
Simenon, ainsi, dans le tard de sa vie, s’effondrera littéralement sous le poids de la révélation, quand un critique littéraire qui connaissait bien son passé, lui demanda de quand lui était venu de prendre son père comme modèle pour creer le modèle de l’inspecteur Maigret. Ca ne lui avait jamais traversé l’esprit, mais la parole de l’autres faisant tomber le masque de l’aveuglement créatif


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