Decouz 1er mars 09:22

Un aspect étudié entre autres chercheurs par Eva Illouz : ce qu’elle appelle la fin de l’amour, qui existait depuis quelques dizaines d’années, ou même qui a toujours existé, mais qui s’est démultiplié avec les applications de rencontres et qui concerne la marchandisation des corps, leur réduction à des segments de marchandises :

"Eva Illouz l’étudie à travers la pratique du sexe sans lendemain (casual sex), qui peut alors s’interpréter comme une revendication politique et morale, une manière d’exprimer notre liberté individuelle, à travers des rencontres éphémères facilitées par les applications...La sociologue attribue plusieurs conséquences à la normalisation, voire la valorisation, de ces pratiques : le partenaire est dé-singularisé, voire presque anonymisé (« Je sais même pas comment elle s’appelait »), le corps devient une pure matérialité...

L’autre aspect majeur de la démonstration d’Eva Illouz réside dans son analyse du capitalisme scopique, à l’origine de la dévaluation des femmes, transformées en marchandises. Trois processus aboutissent à l’incertitude ontologique des individus : la valorisation, l’évaluation et la dévaluation."

https://www.en-attendant-nadeau.fr/2020/05/06/amour-marchandise-illouz/

https://renverse.co/analyses/article/la-fin-de-l-amour-2589


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