Hervé Hum Hervé Hum 10 mai 13:22

"Les choses de la nature n’existent qu’immédiatement et d’une seule façon, tandis que l’homme, parce qu’il est esprit, a une double existence ; il existe d’une part au même titre que les choses de la nature, mais d’autre part il existe aussi pour soi, il se contemple, se représente à lui-même, se pense et n’est esprit que par cette activité qui constitue un être pour soi. Cette conscience de soi

Déjà, Hegel commet une faute de raisonnement en affirmant que la nature n’existe qu’immédiatement et d’une seule façon, car elle n’existe ainsi que dans l’imaginaire de Hegel, dans la réalité, il y a une graduation de l’action réfléchie dans l’action immédiate. Seulement, la réflexion prend une forme particulière à chaque échelle de conscience de soi et ce, en obéissant strictement aux lois constitutives de la causalité (ici, relation dynamique extérieur/intérieur), c’est à dire, de la réalité. Ce que souligne Hegel, c’est seulement le niveau réflexif le plus conscient de tous les autres.... Dans l’instant immédiat. C’est à dire, celui qui a conscience des autres et de lui même sur deux niveaux d’actions réfléchies, alors que l’animal admet surtout un seul niveau, de soi vis à vis d’autrui et non pas de soi, vis à vis de soi et d’autrui.

Là où il dit vrai, sans forcément en comprendre le sens étendu, c’est qu’il souligne bien le fait que l’humain existe« au même titre » que les choses de la nature et qu’il se diffère d’elles par le niveau de réflexion supérieure, mais qui n’est fondamentalement que le niveau d’une réflexion globale et dont le fait qu’il pose la question de la création, de l’origine de la vie, prouve bien qu’il s’agit de ce niveau là. Mais pour autant, le fait qu’il se réfléchisse lui même quant au sens de sa propre existence, prouve bien que cette question est ce qui anime toute les choses de la nature....

Bon, je voulais surtout vous donner ma définition de la conscience et accessoirement celle de l’intelligence, pour montrer la différence fondamentale ;

La conscience se définit, en respect du principe de relations de causalité, comme « le sens de l’action en conséquence de la connaissance », alors que l l’intelligence se définit comme « la capacité d’action en conséquence de la connaissance ».

Autrement dit, ces deux définitions prennent pour vrai l’aphorisme de Rabelais disant « science, sans conscience, n’est que ruine de l’âme ». Cela donne en prenant les termes des définitions et en l’appliquant à notre époque, « la capacité technique de faire, sans définir le sens de ce savoir faire, n’est que ruine de l’humanité »

Encore que la définition de la conscience ne dise rien sur la morale, l’éthique et donc, la notion de justice pour savoir ce qui est bien et ce qui est mal.

Dans votre article, vous donnez un argument tangible à l’appui des définitions ci-dessus, car l’enfant qui apprend à se reconnaître dans la glace, allie bien l’intelligence(capacité réflexive) à la conscience (qualité réflexive). L’intelligence lui permet de se reconnaître, la conscience, de lui donner ou chercher à donner un sens à cet être qu’il réfléchit sur sa position de lui même vis à vis d’autrui (extérieur donc.

etc...


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