Hervé Hum Hervé Hum 4 juin 18:05

@eddofr

Je crois que vous confondez un peu tout là !

Les méritants sont t’ils les plus riches ? Rarement !

Les plus riches, sont t’ils tous méritants ? jamais ;

Les pauvres sont ils sans mérites ? les faineants,sans doute, mais les travailleurs ?

Etc..

A vous lire donc, les personnes qui travaillent dur toute leur vie pour un salaire de misère qui les maintient dans la pauvreté, n’ont pas de mérite et cela reste de la racaille, comme les bourgeois les nommaient au XIXème siècle.

Ceci étant dit, aussi caricatural que cela soit, c’est effectivement l’idée reçu inculquée par ces gens là.

Sauf qu’elle est fausse dans la réalité,donc, selon les lois de la sélection naturelle.

En effet, la sélection naturelle ne repose pas sur un seul principe qu’est celui du plus fort, mais sur deux principes aussi fondamentaux et donc indispensables pour le développement des espèces vivantes. Ce second principe, c’est la coopération.

Sans cette dernière, il n’y aurait tout simplement pas de sélection naturelle, car il n’y aurait pas de nature.

En effet, il n’y a pas de société ou communauté, aussi petite soit elle, qui ne repose pas sur ce principe, ici, la loi du plus fort ne tient pas.

Vous pouvez prendre n’importe quelle société animale, vous verrez que le plus fort doit concéder des droits aux plus faibles que lui.Cela donne une forme pyramidale, mais sans coopération, la seule force du plus fort ne suffit pas. Une meute travaille collectivement et si les plus forts et aptes ont les meilleures parts, les plus faibles ont toujours droit à une part, sauf le cas échéant ou il n’y en a pas assez, mais dans ce cas là et si la situation perdure, la communauté subit d’autant des pertes et sa force totale diminue d’autant face à une meute plus forte ou un adversaire venant d’une espèces différente. Vous pouvez les associer, le principe reste le même.

Or, la coopération ne fonctionne pas sur la coercition, mais sur l’intérêt prélevé. Lorsque l’intérêt devient inférieur au minimum vital, le lien est fondamentalement rompu, on est alors dans la compétition, le rapport de force où le faible n’a d’autre alternative que de se battre et/ou mourir.

Mais cela veut aussi dire que dans une société d’abondance, même les plus faibles ont droit à recevoir un minimum dès lors où ils respectent le contrat de coopération ou dit, contrat social. Sans cela, la civilisation humaine ne se trouve pas au dessus du monde animal dans la notion de valeurs morales ou éthiques, mais en dessous, très en dessous et vu ses capacités, d’une prédation et violence d’autant plus grande. Les faits il me semble, parlent d’eux même !

Et c’est valable quelle que soit l’échelle observée, même dans le monde dit inerte ou non vivant, sauf que la notion d’intérêt n’a pas la même valeur et sens, mais le principe reste lui strictement identique fondamentalement..


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