Jean Dugenêt Jean Dugenêt 5 juin 14:30

@chantecler
A partir du moment où la révolution syrienne risquait d’être victorieuse, les américains ont fait le choix de laisser Bachar en place et l’ont laissé lutter contre la révolution. Cela leur a évité d’avoir à le faire eux-mêmes. Le tournant décisif de ce choix s’est fait après le massacre de la Ghouta au gaz sarin. Ils sont revenus sur la promesse de « ligne rouge » qu’ils avaient claironnée. Après moultes réunions et tergiversations, après avoir annoncé dans un premier temps qu’il fallait se débarrasser d’el-Assad, ils ont finalement fait ce choix qui était très réfléchi et mesuré. Ils l’ont laissé en place. Ils craignaient qu’une révolution victorieuse déstabilise toute la région. La situation était telle qu’ils n’auraient pas pu mettre en place une solution de rechange avec l’opposition officielle qu’ils avaient cherché à fabriquer. Le peuple syrien ne l’aurait pas reconnue. Bachar ne maitrisait plus qu’une part infime de la Syrie avec son armée. Des comités locaux étaient constitués pour régler tous les problèmes de la vie. Ils se fédéraient ensemble... Un contre-pouvoir était en train de se mettre en place.
Il y a eu effectivement un changement apparent de politique des américains puisqu’ils ont dû en urgence trouver une solution à une situation révolutionnaire que personne n’avait prévue. Je dis bien que c’est un changement apparent car la politique américaine a toujours était contrerévolutionnaire. C’est surtout la situation qui avait changé.


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