mursili mursili 8 juin 14:03

@Jean Dugenêt

Avant Soral, Michael Hardt et Toni Negri (philosophe lié aux Brigades Rouges) ont théorisé l’Empire dans un ouvrage paru en 2000 qui s’est bien vendu. Je ne saurais dire en quoi les conceptions de Soral et de Hardt/Negri divergent ou convergent. Soral a sûrement repris cette expression parce qu’elle était déjà dans l’air.

Le profit ne pouvant être engendré que par le contact, l’engagement, l’échange et le commerce, la réalisation du marché mondial constitue le point d’aboutissement du capitalisme. L’empire obéit ainsi à un triple objectif : 1 / l’intégration (l’empire prend en compte toutes les populations sans distinction de race, ni de sexe) ; 2 / la différenciation (l’empire ne crée pas de différences, il prend celles qui sont données et fonctionne avec elles) ; 3 / la gestion (l’empire implique une hiérarchisation de ces différences dans une économie générale d’autorité). Les auteurs sont alors conduits à souligner le danger né avec l’empire de l’étroite proximité de populations extrêmement inégales qui le caractérisent.

(extrait d’une recension écrite par Nathalie Gaudron pour la revue Tiers-Monde en 2003)

https://www.persee.fr/docAsPDF/tiers_1293-8882_2003_num_44_173_5494_t1_0220_0000_3.pdf 


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