Ecométa Ecométa 15 juin 16:46

« Comme personne n’a été capable de me dire effectivement en quoi consiste le fameux crédit social chinois, tant décrié par nos médias et commenté ici et là par des spécialistes de tous poils essentiellement intéressés par le sensationnel au détriment d’aller vérifier (ce qui est quand même la base du travail du journaliste) … »,

Tarte à la crème … pas tout à fait !

Personnellement, Je suis allé sur le Site du Sénat français ou j’ai trouvé ceci.

Audition de Mme Séverine Arsène, chercheuse associée au Médialab de Sciences Po et enseignante à l’Université chinoise de Hong Kong, sur le crédit social en Chine 

C’est assez proche, me semble-t-il, de ce que j’ai trouvé sur ce « torchon de France Soir » comme vous l’aviez dit ... des journalistes tout de même, mais qui cherchent !


De petits extraits extrait de Madame Séverine Arsène  :

« Le dispositif de crédit social répond à un problème persistant dans la Chine d’aujourd’hui, la difficulté constante à faire respecter les lois et règlements. Il s’agit d’un problème d’ordre public assez sérieux, vu comme ralentissant le développement de l’activité économique. L’idée générale, qui a émergé progressivement au cours des années 2000, puis 2010, a été de se doter d’un système pouvant articuler de manière assez fine des incitations et des sanctions dans la vie quotidienne des individus et des entreprises. Comme nous allons le voir, le passage de l’idée à la réalisation présente toujours quelques complications ».

« Il existe deux grands types de dispositif. Il y a d’abord des listes noires, qui fonctionnent un peu comme des listes d’interdit bancaire ou des casiers judiciaires, interdisant l’accès, pour les personnes qui y figurent, à certains types d’emplois, certaines sources de financement ou imposant des restrictions à leur consommation (par exemple pour la mobilité et le transport aérien). »

« Il existe par ailleurs une sorte de permis à points, à base de notes, qui servent surtout à mettre en valeur des personnes ayant fait de bonnes actions dans leur domaine, et à stigmatiser publiquement des personnes qui ont été sanctionnées pour des manquements à la législation. En 2014, l’État central a publié un document, intitulé « programme pour l’établissement d’un système de crédit social », qui concrétisait ce projet. Il consistait à donner un mot d’ordre afin que toutes les administrations chinoises (ministères, provinces, municipalités) établissent, chacune pour son propre domaine de compétence, une stratégie pour la mise en place de ce type de dispositif. Nous avons ainsi assisté au développement très décentralisé d’un patchwork de dispositifs de crédit social ».

Tous ceux qui sont intéressés par le sujet peuvent aller s’informer sur le site du sénat !


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