PascalDemoriane 16 juillet 12:07

Amusant ! Puisqu’il s’agit de chatouiller les mouches par loisir, allons au fond par amour de la langue (sans jeu de mots gras).

Effectivement, si la dénomination du jardin vise le fait historique, justifiée
par la présence d’un monument allégorique sur ce thème,
c’est « Jardin de la déclaration des droits de l’Homme et du citoyen de 1789 ».

Mais en l’absence de monument ou stèle, statue historique, si elle réfère au concept abstrait associant « droit » à « humain » plutôt qu’à « Homme » pour y inclure la « Femme »,
c’est « Jardin des Droits de... » et là crac ! çà coince après de... ! car oui, le droit d’aujourd’hui prescrit imprudement « droits humains », ce qui est ambigü car :

1- soit l’adjectif substantivé « humain » est racourci du substantif « être humain »,
ce qui donnerait « Jardin des droits de l’être humain »
ou bien « Jardin des droits des êtres humains » (tous les droits de tous les êtres...),
pluriel non exhaustif qui ne plaira pas à la doxa car celà ouvre à la notion de pluralité des droits selon la pluralité des êtres en contredisant l’universalisme maçonique visé.

2- soit l’adjectif « humain » qualifie le droit, et alors c’est le droit qui serait humain, et donc ce serait l’être qui serait humanisé par le droit humanisant, pas par lui-même de lui-même, génésiquement. L’humain sans droit ne serait rien !
ce qui donne « Jardin des droits humains de l’être »
ou pire « Jardin de l’être par ses droits humains » (çà frise l’absurde !)

Rigolez pas çà montre à quel point le concept est bancal, les femmes n’y sont pas rien, c’est juste que le droit bricole des énoncés moderne foireux sur une base linguitique logique ancienne, et que la substantivation abusive ne vaut pas concept cohérent. Et je doute que tous les êtres humains de cette planète se pensent des « produits du droit ».

Bon, recapitulons :

- « Jardin [du monument] de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 » çà colle si monument il y a.
- « Jardin des droits de l’être humain », bof
- « Jardin des droits humains de l’être », pouah !
finalement, ils retiennent :
- « Jardin des droits humains », ce qui ne veut plus rien dire !
Car dénommer arbitrairement un jardin « des droits, du bien, de la vérité, ou de mon cul sur la commode » est une absurdité puisque ce la dit tout du crétin qui le baptise mais rien du lieu baptisé, de son histoire, des mémoires qu’on y occulte. L’auteur a bien raison !


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