talsinnal 11 décembre 2007 20:25

Bonjour,

La quetion des origines ne peut en fait pas être posée comme cela.

Pour plusieurs raison :
- d’abord par ce qu’il n’y a pas de raisons de ne pas remonter au civilisations mégalithique voire à plus haut, qui furent dans un sens « brillantes » d’après le peu qui nous en est connu. La seule raison qu’il y a est plus exactement que nous n’avons pas trace qu’elles aient été organisées sous la notion de peuple.
- ce qui forme la notion de peuple dans l’antiquité c’est toujours la confrontation (dans tous les sens du terme et non dans le sens spécifiquement violent) avec d’autres peuples.
- les flux migratoires et commerciaux du premier âge de fer à la fin de l’Antiquité sont simplement très importants (et ils le seront encore de la fin de l’Antiquité à la Renaissance)

Il en résulte que

- d’un point de vue génètique le français a des ascendants dans à peu près tous les peuples connus du bassin méditerranéen voire d’un peu plus loin.
- d’un point de vue culturel la France moderne est issue d’une longue tradition de brassage qui va du néolithique aux invasions arabes voire plus loin

Il faut faire attention de surcroit qu’aucune société moderne n’est entièrement héritière des Anciens, que nous ne comprenons que mal. La différence des valeurs reste la première à saisir et en ce qui concerne les gaulois nous n’avons pas les moyens de la saisir entièrement. Ceux qui ne l’ont pas fait à propos des celtes/gaulois ou des indo-européens sont tombés soit dans la vision occultiste (Markale), soit dans les divagations racistes de la Nouvelle Droite (Haudry) soit dans les deux (Brekelien)

Cela ne remet pas en cause l’intérêt des études celtes, mais dans un sens le français n’y trouvera pas plus ses origines que dans l’etruscologie ou que dans les études juives.


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