PascalDemoriane 24 juin 08:30

@M. Saladin

Par cet article vous exposez bien le contexte de l’idée tactique de Idriss Aberkan, que j’ai soutenue et qui nous a donc semblé créative, audacieuse et innovante comme un coin enfoncé pour casser l’étau de la division partisane bipolaire incapacitante de l’électorat populaire.

Cette idée doit faire son chemin, être cultivée, maturée.

Bien sûr que l’idée tardive d’un accord MLP-JLM, d’une sorte de CNR transitoire, bien qu’opérable, faisable, était utopique, invraisemblable au soir du premier tour, nous ne sommes pas naïfs, mais c’est justement là son intérêt : elle démontre, met en évidence que les partis gauche-droite et leurs cadres n’ont rien à fiche de l’intérêt général et prioritaire du peuple, de l’antagonisme structurel de classe, et des moyens concrets de déjouer la dispersion électorale. Au contraire la division, la divergence est leur fond de commerce lucratif. Le fric, juste le fric, faut pas rêver.

Ils ne sont pas la solution, ils sont le problème !

Evidement, il eut fallu qu’un travail de préparation remontant du peuple l’ait anticipé, et il faut dire que les initiatives et les énergies en ce sens ne manquent pas en France. Malheureusement l’UPR, dont le principe fondateur pluraliste est précisément la recherche de l’unité transversale d’opposition au système, n’a pas su, pu, ou voulu fédérer ces impulsions vivantes mais hétéroclites. On ne peut pas centraliser ce qui est d’essence décentralisée. C’est difficile.

Ce que cela met en évidence, c’est que les partis politiques, les Mélenchon, les Le Pen sont les ennemis n°1 de l’émancipation consciente du peuple par lui-même. En ce sens les abstentionnistes ont raison, sous réserve d’un activisme méta-politique conséquent, local, social, concret, dont les GJ ou d’autres mouvements comme celui des soignants suspendus sont les exemples.

Voir qu’on se fait ici même traiter d’extrême droite, voir de fascisme de troisième voie, en soutenant ce projet communautaire national méta-politique en dit long sur le rôle historique de la gauche comme chien de garde du système, comme police répressive et préventive de toute autonomie d’entreprise du peuple par lui-même.

Quand Mélenchon pédale, Marine se régale ! Cul et chemise, thèse et antithèse de la synthèse crétinisante des vaines concurrences pour des gamelles mafieuses. A bas tous les partis du spectacle de la confiscation électorale. Nupes ou Dupes, c’est juste choisir entre Carrefour et Leclerc pour rentabiliser la même banque Macron !

Donc oui, Mélenchon a bien été l’artisan du maintien du macronisme 2.0, lui, le grossiste en distribution de rentes viagères parlementaires, lui, le conseiller en placements lucratifs d’investissements politiciens. Lui le meilleurs partenaire de la maison Le Pen ! La preuve est là, avec le RN massif re-entré au parlement sans faire campagne. Nupes et Dupes !


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