Octave Lebel Octave Lebel 17 juin 10:33

D’accord, rappelons que les électeurs n’appartiennent à personne et sont bien entendu soumis à des jeux d’influences médiatiques comme jamais (600 sondages pour la période sans véritable cadre juridique ayant fait l’objet d’une réflexion politique publique depuis très longtemps).Ce n’est pas rien.

 

Cette analyse en 3 blocs à mon avis qui est juste le constat arithmétique du moment, qui ne dit pas grand-chose de la dynamique interne de l’abstention (elle a le poids d’un bloc) qui concerne tous les mouvements ou partis mais dans des proportions différentes, reflète un peu me semble-t-il la paresse de tous les bavards de plateaux-télés qui y ont trouvé un axe tout prêt pour leurs jongleries prospectives de la séquence. Cela leur permet de tourner en rond pendant des heures et des heures sans s’aventurer trop sur le problème de fond du fonctionnement de notre démocratie. Ça plus la personnalisation et la psychologie des candidats.

Cela est devenu, sans trop de recul une forme d’élément de langage et de cadrage qui semble aller de soi et qui s’impose comme une réalité en soi. Et qui fait un peu de nous des électeurs téléguidables pensent ou espèrent certains.

 

Qu’en est-il en réalité de l’extrême-droite qui n’est pas un parti ou un mouvement de gouvernement et qui en réalité se réveille régulièrement au rythme des campagnes électorales en improvisant vite fait, tardivement, un pseudo-programme dont la Chèfe est en difficulté de défendre la cohérence devant son supposé meilleur adversaire et qui est absente à l’Assemblée Nationale plus souvent qu’à son tour et qui pour les législatives fait le minimum syndical si j’ose dire ?

Moi je vois un mouvement sociologique qui se cristallise et propose une solution politique et un autre mouvement sociologique au pouvoir qui s’inscrit dans la politique de ces 20 dernières années sans bien sûr vraiment l’assumer et un bloc opportuniste qui lui sert de sparring- partner, de marche-pied et de brouilleur permanent de tout débat démocratique en semant la confusion et la division au sein des couches populaires et moyennes pour godiller au mieux avec les finasseries que permettent nos scrutins et le fonctionnement actuel de nos médias.Afin, encore une fois, avec le pouvoir en place, de passer entre les gouttes d’un véritable arbitrage démocratique. Il vaudrait mieux que cela ne dure plus très longtemps car c’est rarement ceux qui ont créént le marasme qui sont porteurs de solutions.


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