I.A. 23 juin 11:32

Excellente analyse, bravo. Il manque toutefois quelques dimensions contextuelles, par exemple les caractéristiques démographiques, pour mieux expliquer ce catastrophisme envahissant.

« Notre humanité a été secouée au cours de son histoire par des grandes peurs. Elles-mêmes sont la résultante à un niveau macroscopique des peurs intimes et individuelles inhérentes à la vie de chaque être dans son instinct essentiel, celui de la conservation. L’homme a peur de mourir, c’est ainsi. Or, comme nous l’avons exprimé, les sociétés occidentales qui jusqu’à présent sont les plus »avancées« (au sens large), sont aussi celles qui globalement »vieillissent« le plus. Schématiquement, cela veut dire que les effectifs des individus les plus âgés deviennent prépondérants par rapport à ceux des plus jeunes. Ce phénomène entraîne de très nombreuses conséquences parmi lesquelles un sentiment d’affaiblissement qui, pour faire court, entraîne une sorte de crainte sourde, génère toutes sortes de peurs assorties d’une incapacité d’adaptation aux changements et notamment aux changements rapides. L’émergence des préoccupations écologiques dans ces pays est lié à cet état d’esprit. Ainsi peu ou prou, comme toute personne qui sent sa force décroître au soir de sa vie, nos sociétés sont en proie aux grandes peurs. Une sorte de sentiment millénariste, une étrange atmosphère de fin de règne, de décadence. Les scénarios du pire apparaissent et qu’y a-t-il de pire qu’une mutation de virus engendrant une pandémie qui décimerait l’humanité et en premier lieu les plus fragiles ? Cette lancinante préparation des esprits nous hante depuis plusieurs décennies et c’est ce que reflétait le rapport de la commission d’enquête du sénat de 2009 ».
(Laurent Toubiana, « COVID 19 une autre vision de l’épidémie »)


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