HClAtom HClAtom 24 juin 17:09

Un très grand merci pour cet excellent article sur cette part si importante de notre histoire. 

Dans votre récit on comprends bien que la Terreur n’est pas un choix politique froid appliqué par l’esprit illuminé d’un tyran qui passait par là. C’est une nécessité car la France est alors attaquée militairement par tous ses voisins étrangers, tandis qu’à l’intérieur les territoires de l’ouest sont en guerre civile pour réinstaurer la monarchie. Il s’agit en fait de l’instauration d’une loi martiale.

La nation et ses droits de l’homme sont en grand danger. Le peuple est terrorisé par Brunswick et consorts, qui promettent de massacrer les parisiens, hommes, femmes et enfants, pour rétablir la monarchie, et qui marchent sur Paris avec des armées entières. La Terreur apparaît donc comme un réflexe panique face à ces agressions : on menace leur vie, alors un moyen d’éloigner cette menace est de supprimer tous ceux qui semble s’écarter de l’idéal révolutionnaire, de près ou de loin. Et tant pis si certains ne sont que des demi, des quart ou des dixièmes de traître à la nation, il faut une coupe franche pour que la gangrène ne gagne pas tout le corps de la révolution.

Dans ce cadre, et vous le décrivez très bien, Robespierre n’est que le porte parole d’un peuple terrorisé par les agressions extérieures et intérieures. Un peuple qui demande à son gouvernement de tuer pour se défendre d’être lui même tué.

Serions nous moins radicaux aujourd’hui si on soumettait le peuple français à un terrorisme équivalent ? Je ne le pense pas.


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