Clark Kent Séraphin Lampion 8 août 17:38

D’habitude, vos articles font preuve d’un certain recul.

Pas celui-là.

Dire « nos démocraties » revient à proférer une formule sacrée, symbole du_ « bien », que l’on peut opposer à tout ce qui représente le mal : terrorisme, dictature, fascisme, oligarchie, etc.

C’est un terme chargé d’un contenu religieux, mais laïc, pas clérical.

ça sonne comme « communauté internationale » (c’est-à-dire l’OTAN), ou « humanitaire » (c’est-à-dire « ingérence charitable »), et se trouve illustré clairement par Nancy Pelosi qui a déclaré à Taiwan : » "Face à des menaces militaires délibérément accrues, Taïwan ne reculera pas. Nous allons [...] continuer à défendre la démocratie".

Une fois qu’on a dit « démocratie », il n’y a plus qu’à tirer le rideau, on peut sans scrupules rejeter tout ce qui ne le serait pas et justifier les pires ignominies, aussi ignobles que celles attribuées aux « fondamentalistes » (dont on peut souvent se demander qui les manipule).

À cette question d’une journaliste : « Un demi-million d’enfants sont morts, c’est plus qu’à Hiroshima, est-ce que cela en vaut le prix ? » Madeleine Albright avait répondu : « C’est un choix très difficile, mais nous pensons que cela en vaut le prix. »

Le prix de nos démocraties  ?


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