Clark Kent Séraphin Lampion 3 août 17:39

@Nicole Cheverney

« Et dire que personne n’a toujours rien compris à la manœuvre. »

Si, si, quelques-uns ont compris, et j’en fais partie depuis longtemps, mais ils sont inaudibles ou intimidés. Je connais l’humiliation du silence dans une réunion de famille où les beaux-frères plastronnent en débitant des lieux communs ou en récitant la messe diffusée en boucle par les médias. Car le « gaullisme » est devenu une religion et un tabou. L’idéologie dominante a réussi à l’ériger sur un piédestal comme ils ont imposé le mythe de nos « libérateurs américains ».

Pourtant, il suffit de comprendre ce que signifiait le départ de Debré et l’arrivée de Pompidou en 1962 (date également des accords d’Evian, comme par hasard). Pompidou était plus qu’un premier ministre et qu’une éminence grise : fondé de pouvoir de la Banque Rothschild, il représentait et gérait les intérêts de la finance et des grandes fortunes (Betancourt, Dassault, etc.) et se préparait au pouvoir total après le départ de De Gaulle pour casser les reins de la Banque de France, soumettre la monnaie et les emprunts aux « marchés » et préparer l’UE.

La grandeur (Concorde, TGV, France) et l’indépendance (filière nucléaire civile et militaire) prônées par le personnage De Gaulle ont connu les mêmes affres que l’ »Algérie française » au nom de la « realpolitik ». Je n’ai jamais pu évaluer la proportion de naïveté et de duplicité entre ses discours et se actes, mais c’était un maître en matière de manipulation et un champion de la duplicité.


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