Et hop ! Et hop ! 8 août 00:33

@Pierre-Marie Baty

Le colbertisme n’avait pas fait son temps, le France était en 1789 le pays le plus développé du monde dans l’agriculture, l’industrie, l’instruction publique primaire, secondaire et supérieure, avec des écoles d’ingénieur (génie, artillerie, Ponts-et-Chaussée, Mines, Agronomie, Vétérinaires, ingénieurs de la Marine et des ports,..) recrutant déjà par concours national, le pays le plus avancée techniquement et scientifiquement, la plus avancée dans le domaine social grâce à toutes les congégations charitables spécialisées (hospices de vieux, hôpitaux, refuges pour les femmes, asiles et petites maisonss pour les fous, pour les aveugles, pour les sourds-muets, orphelinats, aides maternelles, rechat des captifs, etc..) que ne possédaient plus les pays protestants ; Les gens dans les campagnes étaient bien habillés et en bonne snté, avec des maisons coquettes (ce qui avait étonné l’agronome anglais Arthur Young, qui le relate dans ses Voyages en France en 1788 et 1789 qu’on ne fait pas lire dans les lycées, préférant faire lire les Liaisons dangereuse), tandis que Londres avec son régime manufacturier et usuraire remontant à la révolution de Cromwell au cours de laquelle la bourgeoisie bancaire a pris le pouvoir, était couverte de taudis habités par une population misérable, avec des enfants chétifs et maladifs travaillant en haillon dans les manufactures et les mines, en attandant d’être capturés pour être vendus comme esclaves en Amérique.

Cette économie prospère n’était pas capitaliste, elle reposait d’abord sur la séparation des 3 ordres, et ensuite ensuite sur l’interdiction du prêt à intérêt qui est constante depuis les mérovingiens ; elle reposait sur l’artisanat dans le cadre de l’organisation des métiers en communautés improprement appelées corporation, et sur la propriété familiale de la terre et du métier (ou de l’office pour les professions intellectuelles). Ces règlements de métiers limitaient le nombre de compagnons et d’apprentis qu’un maître pouvait employer, ce qui empêchait des trusts de ce constituer. Pour créer une manufacture employant plus d’ouvrier, il fallait obtenir du roi des lettres patentes de dérogation au règlement du métier, appelées privilège royal, qui sonstituaient le statut de la société avec des règles sociales équivalentes.

Le système d’organisation des métiers en communauté, de marchés contrôlés des céréales et de droits de douanes a été supprimé par Turgot pour cause d’idéologie libérale anglaise à la mode, puis en partie rétabli car cela avait créé un chômage important, une famine due aux spéculations, et des révoltes. Il a été rétabli différemment, ce n’était plus des communautés de maîtres artisans propriétaires de leur métier et s’auto-gérant, mais en quelque sorte des franchisés par l’État qui leur louait chaque année le droit d’exercer leur métier en payant un droit de patente. 

La séparation des trois ordres en activités spirituelles, activités politiques et activités économiques, était importante, elle interdisait de concentrer dans les mêmes mains le pouvoir spirituel ou politique, et le pouvoir économique, ce qui est pour Hannah Arendt la définition du régime totalitaire. Cette interdiction consistait pour les nobles à avoir interdiction d’exercer des activités économiques ou profitables, c’est-à-dire agricoles, industrielles, marchandes, bancaires, sauf quelques exceptions, et l’obligation d’exercer des activités de service onéreuses, notamment militaires, judiciaires, gouvernementales, diplômatiques, administratives, avec des revenus nobles, c’est-à-dire en concédent à perpétuité les terres, moulins, étangs, forges,.. de leurs seigneuries à des familles de paysans contre un cens ou un fermage annuel. Il est faux de dire que les nobles ne travaillaient pas, c’était très souvent des bourreaux de travail, mais ils ne travaillaient pas dans les secteurs économiques et marchands, sous peine de perdre leur statut. Les paysans étaient propriétaires du domaine utile, et les nobles ne l’étaieent que du domaine éminent, l’équivallent de celui actuellement d’une municipalité. Ce système à fait qu’il n’existait plus en France de système latifondiaire avec des domaines exploités par les nobles pour leur propre compte qui les font cultiver par des milliers de travailleurs salariés, c’est-à-dire esclaves, comme c’était le cas dans l’Empire romain, en Espagne, en Angleterre et en Russie. Les nobles avaient le droit de faire cultiver pour leur propre compte une petite partie de leur domaine appelée réserve, pour la consommation de leur maison, avec intediction de vendre la production. 

Pour comprendre cette interdiction, on peut la comparer aux médecins qui ont un statut libéral avec interdiction de vendre des médicaments, où d’y être intéressés, afin que leur activité et leur diagnostic ne soit pas faussée par des intérêts économiques, et à l’inverse, le pharmacien n’est que commerçant et ne peut pas prescrire. On comprend bien ce qu’il y aurait d’abusif si les municipalités se mettaient à concurrencer les habitants en expliotant elle-même les terres, les commerces, les ateliers.

Le roi n’appartenait à aucun des trois ordres, il était l’arbitre qui maintient cette séparation et fait appliquer les règles du jeux.

Les rejetons actuels de familles nobles qui sont cadres salariés dans une banque, ou cmmerçants, ou chef d’entreprise ne sont plus nobles. Noble veut dire désintéressé.


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