velosolex velosolex 12 août 10:36

@Djam
J’ai visité son appartement à Lisbonne. Une coquille vide. 
Le lit est resté, et la vue de la fenêtre, sur cette rue que je n’ai pas trouvé si triste qu’il le disait. Mais l’étranger porte en lui une poésie des lieux lié à son innocence que l’autochtone n’a pas.
Tout avait été refait sur deux étages et ressemblait à une mausolée, ou une suite de bureaux. Loin de la maison d’Alexandra David Neal à Digne qu’était restée dans son jus, avec la vieille secrétaire toujours en vie alors, ressemblant à une momie. 
J’était décu de cette visite. Plus tard, j’ai retrouvé les échos de Pesoa et des ses sept vie, semblable à celle d’un chat, dans toutes les rues du vieux Lisbonne populaire.
La ville est imprégnée de sa présence comme Venise l’est de Casanova. Des artistes du street art ont peint son visage sur les murs, comme Wharol faisait mille variations de Marylin.
Un groupe de danseuses issues du cap vert levaient des soleils sur la place Don Pedro. . Leurs longues jambes dorées décrivaient des arcs de compas magiques, et leur visage, leurs tresses, et leur allure métisée me firent penser à ces odalisques qui fascinaient Hugo Pratt. Un pur bonheur de chorégraphie capté par le plus grand hasard, et je me suis pris pour Corto Maltesse en Abyssinie, à la recherche d’Arthur. J’ai pris une photo pour tenter de capter cet instant, comme une preuve que je rêvais bien .
 Plus tard, parmi les spectateurs, j’ai reconnu le visage de cet homme à lunettes, à la petite moustache, et au chapeau gris. 


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