jjwaDal jjwaDal 11 août 11:49

Les arbitrages se feront quand nous serons le couteau sous la gorge, pas avant. L’économie « moderne » ne connaît rien de l’ampleur des services gratuits rendus par la Nature, rien de rien et se comporte nativement en prestidigitateur en déplaçant les problèmes dans l’espace et le temps (cachez ce problème que je ne saurais voir...) et en vantant les mérites de l’individualisme, trois recettes avérées pourtant de catastrophes à venir.
Il aura fallu une crue massive du fleuve jaune en chine avec un coût économique catastrophique (humain aussi mais « on » s’en fout), pour s’apercevoir que préserver sans y toucher une forêt sur un bassin versant, fixe la terre et éponge les pluies torrentielles (entre autres). La forêt intacte valait plus que débitée en planches et en meubles... Et beaucoup de choses sont ainsi.
A force de vouloir des « winners » à tout prix on fabrique inévitablement des « ouineurs » (« couineurs pour ceux qui ne sont pas du coin...) qui ne voient pas arriver le mur et se le prennent dans la gueule. Plus d’eau au robinet, on prendra des bouteilles au supermarché et plus con tu meurs pas.
On a un système économique qui ne peut voir (ne veux voir aussi) que les gains privés à court terme peuvent aboutir inévitablement à des pertes colossales à moyen et long terme. Et comme tous les acteurs sont »court termistes« car ils jouent leur survie dans une jungle, appeler au bon sens et à la logique n’y fera rien.
Comme disait »Lordon«  : »Autorisez à nouveau le travail des enfants et il réapparaîtra instantanément et les appels au bon sens, à la morale, n’y changeront rien« .
On sera tous à la »douche éclair" bien avant qu’on arrête d’arroser les golfs.


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