Eric F Eric F 17 septembre 20:06

Le lien de causalité entre les traités européen et la répartition de migrants dans l’espace rural en France n’est pas aussi direct. En effet, les pays de l’Est appartenant à l’UE n’accueillent pas une aussi forte proportion de migrants.

Il y a, dans les pays d’Europe occidentale, deux courants qui poussent dans le sens de l’immigrationnisme : les ’’progressistes’’ humanitaristes et multiculturalistes pour des raisons dites morales, et les ’’capitalistes’’ pour des raisons d’intérêt (mentionnées dans l’article). Les alternances politiques récentes chez nous ont jusqu’ici été entre ces deux courants, et des engagements internationaux ont été pris directement par nos gouvernants, comme le pacte de Marakech que ni la Pologne, ni la Hongrie, ni l’Autriche ni la Tchéquie (etc) n’ont ratifié. On voit que la Suède semble basculer en ce sens, et peut-être l’Italie.

Indépendamment des aspects politiques, il y a l’aspect pratique : est-ce qu’en diluant la population immigrée dans le pays, ceux-ci s’intégreront mieux qu’en étant densément regroupés dans des quartiers populaires suburbains ? Cela parait plausible à première vue, mais la pratique ne l’a pas confirmé : il se reforme des ’’mini-quartiers nord de Marseille’’ dans les villes moyennes, avec le même séparatisme et les mêmes problèmes d’insécurité. On aura donc des ’’micro-quartiers nord de Marseille’’ dans les petites communes rurales.
Concernant l’intégration par l’école, c’est fichu si la proportion de non-natifs dépasse un sur cinq dans les classes (le célèbre ’’seuil de tolérance’’ de Mitterrand, qui devrait plutôt se nommer ’’taux d’intégrabilité’’), or la natalité différentielle conduit vite à une prédominance des élèves d’ascendance extra-européenne.


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