Eric F Eric F 21 novembre 14:10

’’Comme nous le répétons depuis plus de deux ans, l’étude des décès toutes causes confondues est la seule permettant de mesurer l’impact d’un événement sur la mortalité’’

Totalement d’accord.

Notons en passant que la ’’baseline’’ des années jusqu’à 2019 devient de plus en plus obsolète, la structure de population et la situation générale change.

La hausse de mortalité chez les enfants < 14 ans en 2022 (1ère courbe de l’article) est la plus spectaculaire (certes, des chiffres bas sont forcément plus affectés par des faibles variations en absolu). Cette classe d’âge, très épargnée en 2020 (sous mortalité) par les mesures de restriction de déplacements et distanciation (même la bronchiolite avait diminué), est en moyenne peu vaccinée, il faut donc identifier d’autres causes.
Les confinements et restrictions de déplacement de 2020/21 ont un ’’effet retard’’ néfaste
ayant induit à la fois un affaiblissement de l’état général physiologique (il faut bouger, s’aérer pour améliorer la robustesse, s’immuniser par contacts) et psychologique (climat d’angoisse).

Quelle misère qu’après avoir été reclus à domicile pendant 2 mois puis 1 mois et interdits de sortir le soir pendant 4 mois, les enfants ont du porter un masque toute la journée dès six ans, et à certaines périodes devoir rester assis à bonne distance les uns des autres en récréation ! On en paie le prix maintenant.

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Globalement, la mortalité générale du pays ne dérape pas, et d’autre part le supposé ’’effet moisson’’ ne se confirme guère car -contrairement aux années ayant suivi la canicule de 2003 il n’y a pas de sous mortalité ensuite.

...MAIS

il y a dans l’ensemble de la population un impact long des mesures coercitives et du stress anxiogène de l’épidémie. les suicides augmentent chez les ados, les maladies trainent, il y a démotivation (’’grande flemme’’). Quelque part, c’est comme si chacun avait eu un vieillissement accéléré.

L’effet de l’immunisation contre le covid (par infection ou vaccinale) décroit rapidement dans le temps et à mesure des mutations du virus, et les effets secondaires des vaccins à virus vecteur ou ARNm dans les populations jeunes dépasse les bénéfices.

Cependant, on note dans la courbe ’’décès standardisés’’ (juillet n-1 à juillet n) que la période 2021-2022 marque une réduction par rapport aux deux périodes précédentes


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